Safari Roadtrip dans le Kalahari sud-africain

Safari Roadtrip dans le Kalahari sud-africain

 

Pour mon cinquième voyage en Afrique du Sud, j’ai souhaité faire un roadtrip safari dans le Kalahari en Afrique du Sud avec ma femme. Notre voyage s’est cantonné à la partie sud-africaine de la région du Kalahari. Nous ne sommes pas allés en Namibie ni au Botswana. Nous avons fait le choix de louer un 4×4 équipé d’une tente sur le toit. Pourquoi un 4×4 ? A la fois pour explorer les pistes 4×4 du parc national Kgalagadi et limiter les coûts liés aux lodges ou aux cottages.

Bienvenue dans notre roadtrip de 3 semaines à la rencontre de la faune sauvage du Kalahari. C’est parti pour 4 700 km d’aventure au cœur de l’hiver austral.

Roadtrip dans le Kalahari en Afrique du Sud7 jours dans le parc national Kgalagadi

Depuis Johannesburg, nous mettrons un jour et demi pour rejoindre le parc national Kgalagadi. On y arrive en fin de journée vers 17h00 à l’entrée sud de Twee Rivieren. Le temps de faire les formalités d’entrée et nous nous installons au camping éponyme. Pas le temps de faire un safari ce premier jour.

Nous resterons 7 jours dans le parc Kgalagadi à découvrir la faune et les paysages du parc national en restant dans la partie sud-africaine du parc national. Nous n’irons pas dans la zone du Botswana. Comme nous étions équipé d’un 4×4, nous avons pu explorer quelques pistes réservées aux 4×4 en particuliers celles menant aux Wilderness Camp de Bitterpan et Gharagab.

oryx, parc national KgalagadiLe parc national Kgalagadi m’a conquis. Il est si différent des autres sanctuaires sauvages d’Afrique du Sud. Rien à voir avec Madikwe, encore moins avec Imfolozi Hluhluwe ou le Kruger. Le Kgalagadi est unique avec ses ambiances désertiques et sa faune si particulière. Ici les oryx sont les maîtres des lieux. Alors qu’au Kruger, les zèbres se croisent de partout, à Kgalagadi, c’est l’oryx que l’on rencontre le plus, que cela soit au détour d’une dune ou dans le lit d’une rivière asséchée.

Mais l’oryx est loin d’être la seule espèce typiquement adaptée au désert. C’est aussi le cas du suricate, la sentinelle du désert comme on l’appelle aussi car ce petit carnivore se dresse sur ses pattes arrières pour surveiller ses prédateurs.

Côté oiseau, c’est l’autour chanteur qui remporte la palme du nombre d’observation. Endémique aux régions arides de l’Afrique Australe, ce rapace chasse le lézard, les petits rongeurs, mais aussi les serpents. Je l’ai aussi vu chasser des républicains sociaux à la sortie du nid.

Je ne vous en dis pas plus. De nombreux autres articles sur le parc national Kgalagadi seront prochainement publiés. Une autre chose est sûr, on retournera dans ce parc. Il est juste incroyable.

chutes d’AugrabiesLe parc national des chutes d’Augrabies

Il nous faut 4h30 pour rejoindre le parc national des chutes d’Augrabies. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre à part qu’il y a de belles chutes. Le camping n’est pas top. On est un peu les uns sur les autres et les sanitaires ne sont pas très clean. Mais oublions cet aspect logistique. Les chutes d’Augrabies sont en effet splendides même si elles n’ont pas la puissance qu’elles peuvent avoir à la sortie de la saison des pluies en avril.

Quoi faire à Augrabies Falls ? De la randonnée (on en a fait un peu mais pas trop car Johanne s’est fait les ligaments croisés cet hiver), des games-drive guidés (on n’a pas fait) et découvrir le parc national en roadtrip. On a passé une journée complète à arpenter les pistes d’Augrabies Falls. Ce qui m’a le plus surpris fut de croiser autant de faune : springboks, zèbres de montagne, oryx, vervets, babouins, damans, oréotragues sauteurs et j’en oublie. On aura évité les 2 espèces de scorpions et les 18 espèces de serpents. Pas surprenant vu le froid qu’il fait à cette saison.

Zèbres de montagne, parc national des chutes d'AugrabiesLes paysages sont extrêmement variés et l’arbre caractéristique de la région est l’aloès géant même si on ne le trouve que dans une certaine zone du parc national.

Avec ma femme, nous sommes d’accord pour revenir découvrir le parc lors d’un petit trek de 3 jours sur le Klipspringer trail du nom anglophone de l’oérotrague sauteur.

Witsand Nature ReserveLa Witsand Nature Reserve : une belle immersion nature

Il nous faut un peu moins de 4h00 pour rejoindre la Witesand Nature Reserve dont j’avais lu quelques infos sur le Lonely Planet Afrique du Sud. J’avais lu notamment qu’on pouvait y trouver de jolis paysages dunaires. Et c’est tout à fait vrai.

Mais la petite réserve compte aussi des animaux sauvages inoffensifs pour l’homme : springboks, céphalophes de Grimm, écureuils terrestres, grands koudous et toute une ribambelle d’oiseaux (républicains sociaux, gonoleks rouges et noirs, mahalis à sourcils blancs…). La plus belle rencontre restera sans aucun doute le passage sur notre campement d’une genette commune après le coucher du soleil.

Genette, Witsand nature Reserve4 jours dans le parc national de Pilanesberg

Nous avons fait les 11h de route en deux jours pour rejoindre tranquillement le parc national de Pilanesberg que j’avais déjà découvert quelques mois plus tôt.

Ce qui me surprend dès notre entrée par la Bakubung Gate dans le sud du parc national, c’est de voir tous ces paysages brulés. Après vérification auprès de plusieurs rangers, guides et personnels du parc, il semblerait que c’est un feu géré par les pompiers du parc national. Les herbes étaient devenues très hautes et le risque de feu naturel devenait trop important en raison de la sécheresse.

Tsessebe, parc national PilanesbergNous sommes restés 4 nuits à Pilanesberg et avons réalisé les safaris par nous-mêmes sauf le dernier jour au matin. Nous avons pu faire plusieurs observations de groupe de lions (pas toujours de prêt), croiser un léopard sur le chemin. Pilanesberg est aussi un bon spot pour voir le rhinocéros et des espèces qu’on ne rencontre pas au Kruger comme le tsessebe, une antilope du genre damaliscus de la sous-famille des Alcelaphinae dont fait partie le gnou.

Léopard, parc national PilanesbergPilanesberg est aussi très intéressant pour les oiseaux mais forcément un peu mois en juillet qu’en mars, mois de mon premier passage.

Le réseau des caches d’observation est important. J’aime beaucoup Pilanesberg mais hélas un peu moins les visiteurs qui viennent de Sun City ou de Johannesburg qui ne respecte pas le silence nécessaire à un parc national.

Rhinocéros blanc, Madikwe Game ReserveRetour dans la réserve de Madikwe

Madikwe se trouve à moins de 2h de route de Pilanesberg mais son environnement est complètement différent. Comme Pilanesberg, c’est la seconde fois que je découvre la réserve et comme la première fois le Mosetlha Bush Camp & Eco Lodge sera mon camp de base.

Nous sommes restés trois nuits sur place et avons réalisé six safaris guidés par Justice, un excellent guide originaire de la région. On a pu faire d’excellent sightings de lions, guépards, rhinocéros, éléphants, girafes, buffles, grand duc africain et je ne vous parle pas des impalas, zèbres et gnous. J’ai vraiment adoré ce second passage dans la réserve mais je dois dire que je préfère la période de mars plus prolifique pour l’avifaune.

Voilà, c’est un premier article, volontairement pas trop détaillé sur ce roadtrip dans le Kalahari sud-africain.

Guépard, Madikwe Game reserveCahier Pratique

Comment s’y rendre ?

Vol international jusque Johannesburg.

 

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Location de 4×4

Les 4×4 équipés camping doivent être loués auprès d’un loueur spécialisé. Il en existe plusieurs de bonnes réputations : Bushlore, Avis Safari Rental, Bobo Campers ou encore Britz avec qui nous sommes passés.

Je prévois d’ici quelques semaines de publier un article sur notre expérience de location de 4×4.

Guides d’observation

AppStoreVoici les deux guides de référence pour l’observation animalière dans le Kruger :

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Grégory Rohart
Grégory Rohart

Je m'appelle Grégory et je suis l'auteur de ce blog sur les safaris, l'ornithologie et l'observation animalière. Si comme moi, vous adorez la nature, suivez mes conseils et inspirez-vous de mes carnets de safari pour voyager en découvrant la vie sauvage. Aussi fondateur des blogs www.i-voyages.net et www.i-trekkings.net. Mes photos sont sur www.gregoryrohart.com.

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