5 jours de safari à Masaï Mara

Safari à Masaï Mara

5 jours de safari à Masaï Mara

Faire un safari à Masaï Mara, j’en avais envie depuis longtemps. C’est la réserve qui a bercé mes premiers amours animaliers à l’époque où je rêvais de m’y rendre en regardant les reportages animaliers de la BBC à la télévision. Instants choisis de mes 5 jours de safari à Masaï Mara, entre rêve et réalité.

 

 

Jeux de lionceaux

Nous nous sommes installés ce midi à notre lodge, le Sentrim Mara situé à la lisière de la réserve de Masai Mara et près de la Sekenani Gate dans la Isateen Conservancy. Nous partons en safari à 15h30. Nous observons dans un premier temps de nombreux herbivores qui profitent de l’herbe grasse des grandes plaines : gazelles de Thomson, impalas, topis, gnous mais aussi girafes et zèbres.

Nous croisons aussi un couple de chacal à chabraque et quelques oiseaux : des pintades de Numidie et des vanneaux couronnés. Alors que nous pensions en rester là, nous prenons le temps d’observer longuement deux des cinq Big 5 : d’abord un troupeau de buffles puis une famille de lions composée de lionnes et de leurs petits. Les lionceaux n’arrêtent pas de jouer entre-eux pour le plus grand plaisir des safaristes qui se sont arrêtées.

Notre safari à Masai Mara ne fait que commencer. Et d’une belle manière !

Nous retournons au lodge sous la menace d’un orage, ce qui donne au ciel de belles teintes de fin de journée.

Safari à Masaï MaraLa plaine du Masaï Mara en montgolfière

Masaï Mara offre la possibilité de survoler la savane en montgolfière. C’est une expérience onéreuse (450 $ par personne) mais extraordinaire.

La montgolfière décolle alors que le soleil n’est pas encore levé. Petit à petit, le regard s’habitue à la faible luminosité. La savane se dévoile devant mes yeux ébahis. Les grands troupeaux de gnous ressemblent à des rochers de loin mais dès lors qu’on les approche, ils se mettent à courir dans tous les sens, surtout lorsque le pilote remet les gaz dans le bruleur pour prendre de l’altitude.

Une expérience étonnante !

Safari en Montgolfière à Masaï MaraLes gnous entrent au Kenya

La grande majorité des grands troupeaux de gnous en Afrique de l’est migrent entre la réserve de Masaï Mara et le Serengeti en Tanzanie. Chaque année à la fin juin, ils quittent les plaines du Serengeti accompagnés d’autres herbivores pour entrer à Masaï Mara. La savane se remplit d’herbivores. On parle de 2 millions de gnous et de 300 000 zèbres. Imaginez le spectacle. Et les prédateurs ne sont jamais loin…

Migration des gnous à Masaï MaraLa chasse avortée du guépard

L’image que de nombreux safaristes rêvé de photographier montrant un guépard sur un toit de 4×4 est de plus en plus difficile à réaliser. Les guépards montaient sur les véhicules pour s’en servir comme promontoire et recherchaient des proies potentielles.

Mais aujourd’hui, il ne resterait plus que 34 guépards à Masaï Mara selon le journal d’Arte. En cause, une convergence de plusieurs facteurs : la prédation et destructions d’autres espèces (léopards, lions, hyènes, chacals, pythons…), le braconnage des guépardeaux et le dérangement humain (éleveur et véhicule en safari).

Malgré ses 110 km/heure, le guépard est le félin le plus menacé.

A Masaï Mara, j’ai croisé un guépard. Face à lui, une horde de véhicules en attente de la photo magique. Lui était là pour se mettre en chasse et ce sont les touristes de tout horizon qui l’ont tracké, l’empêchant finalement de se nourrir. Quand on connaît la situation du guépard à Masaï Mara et dans le reste du monde (7100 guépards recensés en milieu naturel contre 100 000 au début du XXème siècle), c’est affligeant. Cette observation m’a profondément attristé.

Une association française tente de sauver le guépard à Masaï Mara. Son nom Cheetah For ever. Elles surveillent des femelles et leurs progénitures pour mieux les protéger et réalisent des actions de sensibilisation auprès des populations locales.

Guépard à Masaï MaraLes hyènes à l’affût

Il était presque midi et le 4×4 rentrait au lodge après une matinée bien remplie avec le survol en montgolfière puis un safari. Le Keekorok lodge n’était plus qu’à 5 mn lorsque mon regard accrocha un troupeau agité composé de zèbres et d’impalas. Je me souviens avoir demandé au chauffeur de s’arrêter. Aux jumelles, j’ai scruté l’horizon lorsque soudain j’aperçus une tête de hyène sortir des hautes herbes. Plusieurs hyènes étaient tapies dans la végétation en attente d’une opportunité pour attaquer les herbivores. Nous restâmes 15 minutes sans voir les hyènes se mettre à table.

A chaque journée de safari, Masaï Mara nous a réservé des surprises. Forcément, j’y retournerai un jour ! Mais mon safari au Kenya s’est poursuivi à Naïvasha, Nakuru, Amboseli et Tsavo est et ouest.

Hyène à l'affût à Masaï MaraCôté pratique

Comment y aller ?

Vol international Paris-Nairobi. Pour rejoindre la réserve, deux options : l’avion (la réserve dispose de plusieurs pistes d’atterrissage selon l’emplacement de votre lodge) ou la voiture (6/8 heures de route depuis Nairobi).

Recherchez votre billet d'avion

 

Quand y aller ?

JFMAMJJASOND
28°C28°C27°C26°C25°C25°C25°C25°C27°C28°C27°C27°C

LégendePériode la plus favorablePériode favorablePériode assez favorablePériode déconseillée ou fermée

Guides d’observation

Avec qui partir ?

Mes safaris au Kenya (Masaï Mara, lacs Naïvasha et Nakuru, Amboseli et Tsavo) ont été réalisés à la carte avec TUI. Une organisation bien huilée, et un guide dévoué et compétent.

Où dormir ?

A Masaï Mara, j’ai dormi à :

  • Sentrim Lodge : Situé en bordure de Masaï Mara, le lodge est à 10 mn de la Sekenani Gate.
  • Keekorok lodge : Blotti dans les plaines de Masaï Mara, le lodge jouit d’un bel emplacement pour explorer le sud de la réserve. Piste d’atterrissage près du lodge.

Il existe quantité d’autres lodges et camps de toile (plus intimistes).

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Grégory Rohart
Grégory Rohart

Je m’appelle Grégory et je suis l’auteur de ce blog sur les safaris, l’ornithologie et l’observation animalière. Si comme moi, vous adorez la nature, suivez mes conseils et inspirez-vous de mes carnets de safari pour voyager en découvrant la vie sauvage. Aussi fondateur des blogs www.i-voyages.net et www.i-trekkings.net. Mes photos sont sur www.gregoryrohart.com.

2 Commentaires
  • Jessica
    Répondre

    Super article, ca donne envie ! J’ai toujours voulu découvrir la faune Africaine.

    26 août 2017 à 11 h 15 min

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