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Safari dans la réserve d’Ithala

A l’occasion d’un safari roadtrip au Kwazulu-Natal en Afrique du Sud, je suis resté trois jours dans la réserve d’Ithala. Retour sur cette expérience et mes safaris.

Ithala Game Reserve

Ithala est une réserve animalière gérée par l’Ezemvelo KZN Wildlife situé dans le Kwazulu-Natal en Afrique du Sud à 380 km au nord est de Durban.

Proclamé en 1972, Ithala est d’une superficie de 29 653 hectares à une altitude comprise entre 400 et 1550 m, ce qui permet d’y trouver une grande variété d’habitats, de faune et de flore. On y rencontre des collines herbeuses et des vallées escarpées au sud, des forêts ouvertes, du bushveld et des savanes au nord.

La réserve d’Ithala est la terre de 320 espèces d’arbres, 80 espèces de mammifères et de plus de 300 espèces d’oiseaux.

1er safari à Ithala sur le Ngubhu loop

J’arrive dans la réserve d’Ithala directement depuis les environs de Durban. C’est le début d’après-midi. Je m’installe dans mon cottage, le n°1 à l’extrémité du Ntshondwe Camp et je file manger un burger au coffee shop. Je suis maintenant prêt pour le premier safari. J’ai opté pour un safari guidé. C’est une démarche que j’aime souvent prendre la première fois que je visite une réserve animalière. Cela permet de l’appréhender et de glaner des informations auprès du guide.

On s’engage sur le Ngubhu loop en direction de Ntwala. Lors de mon passage en septembre 2022, la section de cette boucle entre le Mgamgela viewpoint près du Ntshondwe Camp et Phuzamoya viewpoint était fermée, y compris au 4×4 car en trop mauvaises états. D’ailleurs, la réserve préconise des 4×4 ou des deux roues motrices avec un châssis élevé pour explorer Ithala. Le 4×4 est à mon sens préférable.

Koudou femelle et impala sont les premières antilopes que nous croisons lors du safari. On s’arrêtera également quelques instants devant un nid de serpentaire mais l’individu dans le nid n’a pas dénié se montrer. La tête dépassait à peine du nid.

Ithala est vraiment une belle réserve. Elle est très vallonnée à l’image de la réserve de Hluhluwe Imfolozi, elle aussi au Kwazulu-Natal. Et justement, alors que nous surplombions une vallée depuis la piste, nous apercevons un rhinocéros blanc en contrebas qui broute de l’herbe. Il est assez loin du 4×4 mais je le photographie tout de même. Sa corne a été coupée par les rangers de la réserve d’Ithala pour lutter contre le braconnage. Nous en verrons un second plus tard lors du safari mais encore plus éloigné et complètement à l’ombre.

Zèbres des plaines et nyalas seront vus en nombre lors de cet après-midi de safari. Nous faisons une halte au Ngubhu Picnic Site où un troupeau d’éléphants arrivent. Il fait nuit quand nous repartons en direction du Ntshondwe camp. Et ce soir là, j’ai eu la chance de croiser sur ma route un engoulevent musicien, un lièvre et un grand-duc grand-duc africain. Un super finish !

Safari matinal entre Bergvliet loop et Onvrewacht loop

Nouveau safari guidé dans la réserve d’Ithala. Comme hier, je suis seul avec le guide. Aujourd’hui, nous partons explorer le centre nord et la partie est de la réserve. Nous nous engageons d’abord en direction de le Bergvliet loop.

Ce matin, je croise mes premiers bubales avant le lever du soleil. Ils sont assez craintifs et gardent leur distance avec le véhicule. Sur la piste qui grimpe à l’intersection 26 où démarre le Bergvliet loop, nous apercevons au loin trois hyènes tachetées. Malheureusement, elles traverseront la piste à bonne distance pour disparaître dans un fond de vallée inaccessible à notre 4×4. Je rappelle qu’à Ithala la conduite hors-piste est interdite.

Grands koudous, zèbres des plaines et impalas sont communs ce matin. Je passe un petit moment avec un pipit africain car il bougeait dans tous les sens sur le sol. Nous arrivons au Ngulubeni viewpoint. Nous descendons du 4×4 et partons sur la plateforme. Belle vue sur la rivière Phongolo et sa vallée. Sur le retour au 4×4, un souimanga améthyste mâle se délecte du nectar d’une fleur.

Nous revenons vers l’intersection 6 et prenons le Onvrewacht loop. Nous croisons un girafon sans voir d’adulte autour. Ils étaient sans doute bien cachés par des acacias ou dans un creux vallonné. Saviez-vous que la girafe est l’emblème de la réserve d’Ithala ? Pas d’autres espèces rencontrées sur ce loop hormis le phacochère, le gnou et la pie-grièche fiscale. Et une belle observation de serpentaire en vol à proximité du 4×4.

Sur le Dakaneni loop à la recherche du rhinocéros noir

Pour mon premier safari solo à Ithala, je prends mon 4×4 pour réaliser le Dakaneni loop au nord de la réserve. C’est selon les informations glanées un bon spot pour le rhinocéros noir.

La première portion est identique au Bergvliet loop jusqu’à l’intersection 26. Dans ce secteur je reverrais bubales, grands koudous, impalas et zèbres ainsi que deux éléphants. Puis je m’engage sur le Dakaneni loop. La piste est étroite. Elle descend jusque sur le bord de la Phongolo rivière. Pas grand-chose à observer dans la descente hormis des bubales. Ici la végétation est dense. C’est l’écosystème parfait pour le rhinocéros noir.

Je fais une pause au Phongolo Picnic site et descend de mon véhicule. J’emprunte le pont pédestre et rejoins la zone pique-nique en bordure de la rivière. On peut même descendre au bord. Un panneau indique « Attention aux crocodiles ». J’avance avec précaution en regardant bien ce qui m’entoure. C’est finalement un éléphant mâle solitaire qui me fera remonter doucement la pente jusqu’au pont puis la voiture.

Lors de mon retour au Ntshondwe camp, je ne verrais pas de rhinocéros noirs. Quelques observations de bubales, nyalas et de cordonbleus de l’Angola.

Encore une belle journée qui s’achève.

Crevaison et matinée ornithologie au Ntshondwe camp

Ce matin au moment du départ, je constate que la roue arrière droite de mon véhicule est crevée. Impossible de changer la roue, il me faut un second cric vu la taille minuscule du mien. L’accueil n’ouvrant qu’à 7h00, je traine un peu ce matin. Personne à l’accueil à 7h00, je vais donc prendre mon petit-déjeuner. 7h30, la personne à l’accueil arrive. Elle arrivera à joindre 30 mn plus tard par téléphone un technicien de la réserve qui viendra me dépatouiller. Merci à lui. Ma matinée étant entamée, je décide de rester dans le Ntshondwe camp et de l’arpenter à pied muni de mon appareil photo. Quelle bonne idée !

Superbe balade à pied dans le camp muni de mon 400 mm et de son multiplicateur 1.4. J’ai pu tirer le souimanga à ventre blanchâtre mâle et femelle, le tchagra à tête noire, le bulbul des jardins, des zostérops du Cap, le nicator à tête brune, le camaroptère à tête grise, le cubla boule-de-neige et le bulbul jaboteur du côté des oiseaux mais aussi des vervets, des babouins, un orvet, un lézard des murailles, un nyala, et un daman des rochers. Pas si mal finalement la matinée.

Je profite de la matinée pour aller voir le site Erosion soil situé entre le camp et la gate. On y voit un paysage unique à Ithala où la terre a été érodée. Il faut savoir qu’à Ithala, avant qu’elle soit une réserve, le lieu a été utilisé par des fermes et des mines d’or. Le site qui fait face à moi était un campement surpâturé par les ânes des mineurs. Et voici le résultat après seulement quelques décennies.

Dernier safari à ithala sur le Ngubhu loop

Pour mon dernier après-midi de safari, je décide de retourner sur le Ngubhu loop, en solo cette fois dans mon 4×4. J’y rencontrerai les herbivores habituels : grands koudous, zèbres, impalas, bubales et girafes. J’observe mon premier cobe à croissant à Ithala, pas très loin de la rivière Ngubu. Côté ornithologie, trois nouvelles espèces croisées à Ithala : l’ombrette africaine, la huppe fasciée et le pic barbu. C’est son tambourinement que j’ai d’abord repéré. J’ai alors stoppé la voiture puis le moteur pour mieux le trouver. Un joli mâle qui se différencie de la femelle notamment grâce à sa calotte rouge.

Montée à l’Horace Rall View site

Pour ma dernière matinée dans la réserve d’Ithala, j’ai souhaité monter à l’Horace Rall View site. C’est la partie la plus élevée de la réserve. Pour y aller, il faut demander une clé à l’accueil du Ntshondwe camp afin de pouvoir ouvrir et fermer un portail. Il faut sortir de la réserve, traverser la petite ville de Louwsburg pour accéder au site. C’est facile à trouver avec les indications reçues et la route est accessible à un véhicule deux roues motrices.

C’est un secteur reconnu pour les rapaces en particulier l’aigle de Verreaux ainsi que les oréotragues sauteurs et les reduncas. Je ne verrais hélas rien de tout cela. Sur le plateau et après la barrière, je gare mon véhicule et traverse une prairie d’altitude à pied pour rejoindre le bord de la falaise. Balade sympa au cours de laquelle je croiserai une buse runoir sur un poteau électrique, un pipit africain, une femelle rufipenne morio et un vanneau demi-deuil que je n’avais jamais vu auparavant. Il est endémique à l’extrême est de l’Afrique du Sud, au sud du Zimbabwe et au Mozambique. Pas d’aigles de Verreaux. C’est en général le midi que je les observais aux jumelles lorsqu’ils prenaient les ascendants au-dessus du Ntshondwe camp.

Ithala est une très belle réserve animalière. Elle n’a pas la densité faunistique d’autres réserves en Afrique du Sud comme le Kruger ou Hluhluwe Imfolozi mais elle est peu visitée. La découvrir sans pression touristique forte a été un vrai plaisir. Et le personnel du Ntshondwe camp est très sympa.

Prochaine étape : la Manyoni Private Game Reserve.

Cahier pratique

Comment aller à Ithala ?

Vol international jusque Durban, l’aéroport le plus proche. Puis avec votre voiture de location, toute pour la réserve d’Ithala. La réserve recommande l’usage d’un SUV ou d’un 4×4 pour explorer la réserve. Je conseille le 4×4 car les pistes sont assez mal entretenues.

Comptez 4h30 à 5h00 de route pour réaliser les 352 km entre l’aéroport et la réserve d’Ithala.

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Avec qui partir en safari en Afrique du Sud ?

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Quand faire un safari à Ithala ?

La saison sèche est la meilleure période pour observer les mammifères dans la réserve d’Ithala. Elle s’étend de mai à septembre. Avril et octobre sont aussi d’excellentes périodes. Notez que de juin à août, Ithala est réputé pour ses vents violents et ses matinée et soirée très fraîches.

Les oiseaux migrateurs étant présents de novembre à avril, les ornithologues privilégieront cette période avec une préférence pour mars-avril et novembre, plus sec.

Guides d’observation

Voici les deux guides de référence pour l’observation animalière en Afrique du Sud :

Vous trouverez également à la réception du Ntshondwe camp une carte de la réserve d’Ithala. Bien pratique pour vos self-safari.

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