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Etosha : Safari autour du camp d’Okaukuejo

Lors de mon dernier voyage en Namibie, j’ai passé 7 jours dans le parc national Etosha. Cet article retrace mes deux jours de safari autour du camp d’Okaukuejo.

Téléchargez la carte du parc national Etosha en grand format

Arrivée au camp d’Okaukuejo

Il est un peu plus de midi lorsque nous entrons dans le camp d’Okaukuejo.  Nous arrivons par l’ouest puisque nous avons passé deux jours à réaliser des safaris autour du camp d’Olifantsrus.

Des cigognes d’Abdim volent en nombre au-dessus du camp. Nous nous installons sur un emplacement libre dans le camping. Les terriers d’écureuils terrestres sont à moins de deux mètres et un nid de républicains sociaux est sur l’emplacement d’à côté. Tout en cassant la croûte, on les observe. Eux semblent aussi nous observer.

Après le déjeuner, on file au waterhole du camp. Je ne pensais pas trouver ses abords aussi verts. A la saison sèche, le paysage est si différent. C’est très calme. En même temps, à 14h00, c’est l’heure où les animaux se reposent sagement à l’ombre d’un arbre. Du coup, on décide d’aller à la piscine du camp. Quelle bonne idée ! Pas parce que l’eau était bonne (quoique !) mais parce que j’ai pu observer un barbion à front jaune. Or celui-ci avait le front orange, presque rouge. Et c’est mon guide ornitho, le Roberts Bird Guide, la référence en Afrique Australe, qui m’indiqua qu’une petite partie de la population de cet oiseau avant bien le front orangé. Dans les pelouses derrière la piscine, j’ai aussi pu photographier des mangoustes rayées.

Game-drive nocturne avec le parc national Etosha

A 19h00, nous partons en game-drive pour un safari nocturne avec un ranger du camp d’Okaukuejo et d’autres voyageurs qui ont booké l’activité comme nous à la réception du camp.

Avec le 4×4, on se rendra vers Okondeka au nord du camp et on y reviendra par le waterhole de Leeubron. Il ne fait pas encore nuit quand nous partons mais l’obscurité s’installe rapidement. Avant qu’elle n’arrive, nous croisons quelques herbivores et un chacal à chabraque.

Lorsque l’œil n’arrive plus à distinguer ce qui nous entoure, le ranger sort une torche pour balayer la savane. Son faisceau est rouge, ce qui est bien moins dérangeant pour les animaux que le faisceau blanc même si pour la photographie, c’est clairement moins bien.

On observe d’abord un otocyon de nuit puis une hyène tachetée, un œdicnème tachard et ensuite un grand-duc africain près de la piste. C’est bien crade côté photo ! Avec le faisceau blanc, on arrivait à gagner un stop ou deux et à avoir une meilleure gestion vitesse/montée en iso. Là, c’est nettement plus dur et même à F2.8, c’est vraiment pas propre.

Pour finir, près de l’entrée du camp, on croisera une chouette effraie assisse sur un poteau électrique, sans doute à l’affût d’une proie. L’expérience était chouette pour l’observation, beaucoup moins pour la photographie.

Boucle nord vers Okondeka et route pour Outjo

Ce matin, dès le réveil, on trace vers le site d’Okondeka le long du pan d’Etosha. Nous n’avons rien bu de chaud, la bouteille de gaz est vide. Okondeka est un lieu réputé pour l’observation des lions. Et ils sont bien là. Nous voyons deux femelles et un mâle. Ils sont peut-être plus nombreux car ils se prélassent dans la prairie.

On passera rapidement à Leeubron, Adamax et Natco. On y verra des outardes à miroir blanc, des springboks mâles se défiant, outarde kori, alouette de Stark, zèbres, autours chanteur, crécerelle aux yeux blancs, bateleur en vol et varan.

En milieu de matinée, on se résigne à sortir du parc national Etosha pour rejoindre Outjo au sud de la Andersson gate pour acheter du gaz qui n’est pas en vente dans le parc. On fait le plein d’essence à Outjo. La station ne vend pas de gaz mais nous envoie chez Build It. On en profite pour refaire quelques courses et d’aller manger dans un restaurant. On est de retour à la Andersson Gate à 15h00.

Détour d’Ombika et boucle vers Gembokvlakte

On passe la porte et on se dirige vers le détour d’Ombika. On y rencontre des oryx, un rollier à long brin, des bubales, des springboks et un éléphant mâle. Il n’y a pas de groupe d’éléphants dans le secteur. Ils ont tous migré au nord est du parc national Etosha suite aux dernières pluies.

Après être revenu sur la C38, on prend à droite en direction du waterhole de Gembokvlakte. L’après-midi est prolifique. On croise d’abord un lion à l’ombre d’un acacia non loin d’un troupeau de springboks. Sans nul doute qu’il a une idée derrière la tête. Dans la même prairie et à proximité, on croise gnous, zèbres des plaines, impalas, serpentaire, outarde kori, outarde à miroir blanc, crécerelle eux yeux blancs, un autre éléphant mâle, un bubale.

Tout doucement, on arrive sur Gembokvlakte. Je suis très heureux d’observer un faucon kobez perché sur une branche à moins que ça ne soit un faucon amour. Difficile d’identifier l’individu mâle posé car je ne vois pas les axillaires ni les couvertures sous alaires qui permettraient d’affirmer l’identification. On va jusqu’à Olifantsbad. On y rencontre des centaines de cigognes d’Abdim. On revient sur nos pas. Après Gembokvlakte, on croise des girafes, une tourterelle masquée, une autruche, une outarde à miroir blanc femelle et deux mâles lions. L’un des deux a la tête levée crinière au vent tandis que l’autre est toujours affalé sur le sol. On ne peut hélas rester très longtemps car l’heure tourne et nous devons être de retour au camp d’Okaukuejo pour 19h00.

On file donc vers le camp. En chemin, un chacal à chabraque. Je l’avance en douceur avec le 4×4. Il se laisse approcher, ce qui me permet de lui tirer le portrait avec une fantastique lumière de fin de journée. C’est ma dernière photo de la journée avant de passer la porte du camp à 19h00 pile !

En piste pour le camp d’Halali

C’est déjà notre dernière journée de safari autour du camp d’Okaukuejo. Ce matin, nous partons en direction du restcamp suivant, le camp d’Halali. Notre itinéraire passe par les waterholes Nebrownii, Gembokvlakte, Olifantsbad, Aus puis remonte vers le nord pour rejoindre la C38 et prendre directement vers Halali. Notre idée était de voir si les lions étaient encore dans les parages. On ne les verra hélas pas. La veille, nous avions fini la journée avec un chacal à chabraque et bien nous commençons celle-ci par deux observations de chacal à chabraque. Le premier a la tête toute mouillée. Il vient sûrement d’un waterhole et le second court dans la savane.

Crécerelle aux yeux blancs, outardes à miroir blanc, girafe, tourterelles masquées, œdicnème tachard, impalas constituent les observations suivantes. On est si proche d’un impala mâle que je ne photographie que son œil ; regardez bien la photo car on y voit le reflet du 4×4 dans l’iris. On reste ensuite un moment à contempler un autour gabar juvénile.

Sur la C38 en direction d’Halali, on rencontre deux rhinocéros noirs, une pie-grièche à poitrine rose, des faucons de l’amour, un faucon crécerelle, un crécerelle aux yeux blancs, des courvites à double collier, deux grues de paradis près de Charitsaub et enfin un rollier varié avant de pénétrer dans le camp.

Prochaine étape de mes 7 jours à Etosha : mes deux journées de safari autour du camp d’Halali pour finir cette année ci à Etosha par des safaris autour du camp de Namutoni.

Cahier pratique

Comment se rendre à Etosha autour d’Okaukuejo ?

Vol international jusque Windhoek.

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La porte la plus proche du camp d’Okaukuejo est celle d’Andersson Gate. C’est celle que vous emprunterez si vous venez directement de Windhoek. Mais vous pouvez emprunter une autre porte du parc national si vous décidez de passer la première nuit à Namutoni, Onkoshi, Olifantsrus ou Dolomite Camp.

La location d’un 4×4 n’est pas nécessaire pour découvrir le parc national Etosha. Cependant, le 4×4 équipé camping est une bonne option pour camper. C’est plus économique que les lodges et cottages avec une voiture deux roues motrices. Le 4×4, notamment en saison des pluies est plus que conseillé car il y a des rivières à passer en dehors du parc national Etosha.

Quand visiter le parc national Etosha ?

La saison sèche s’étend de mai à octobre. C’est la haute saison touristique. A cette période de l’année, les animaux se concentrent autour des waterholes. C’est le moment le plus facile pour voir les mammifères.

Pour ce voyage, je suis allé à Etosha fin mars début avril à la fin de la saison des pluies, ce qui explique que le bush est encore bien vert. C’est une période intéressante pour observer et photographier les oiseaux même si les mammifères vont beaucoup moins aux points d’eau et que leurs observations sont plus compliquées en raison d’une végétation plus dense.

D’une façon générale, les ornithologues privilégieront les mois de novembre à avril.

Avec qui faire son safari en Namibie ?

Si vous voyagez en solo, vous pouvez réserver vos nuits à Etosha auprès du Namibia Wildlife Resorts (NWR). Vous pouvez aussi faire appel à une agence locale francophone pour l’ensemble de votre voyage qui se chargera de vous constituer un itinéraire, réserver vos hébergements, louer votre voiture…

Pour votre voyage et vos safaris en Namibie, je vous conseille d’adresser votre demande de voyage sur mesure auprès de l’agence de voyage francophone avec qui je travaille en Namibie. Je l’ai sélectionné pour son sérieux et sa capacité à répondre aux demandes personnalisées. Contactez Félix, Expert voyage qui vit en Namibie depuis 2004.

Livres et guides d’observation

Voici les guides et application que je recommande pour un voyage nature en Namibie :

Je vous conseille également d’acheter une carte du parc national Etosha. Elles sont en vente dans les boutiques du parc mais je vous conseille de l’acheter avant si vous voyagez par vous-même et désirez planifier un peu vos safaris.

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