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Safari dans le parc national de Nairobi

Le parc national de Nairobi au Kenya, à deux pas de la capitale du pays, est un sanctuaire animalier souvent oublié des voyageurs étrangers qui lui préfèrent Masaï Mara, Amboseli ou Samburu. On y fait pourtant de belles observations animalières et ornithologiques. Retour sur ma journée de safari dans le Nairobi national park.

Si vous projetez de vous rendre au Kenya pour faire un safari mais que vous ne savez pas dans quels parcs et réserves, allez lire mon article où faire un safari au Kenya ?, il va vous aider à trouver les meilleurs parcs pour votre safari au Kenya.

Le parc national de Nairobi

Le parc national de Nairobi est un sanctuaire animalier en périphérie sud de la capitale Nairobi. D’une superficie de 117 km², il offre une expérience de safari accessible sur fond de gratte-ciel. L’image est loin de l’esprit des safaris dans les savanes rendues célèbres par Out of Africa. C’est sans doute la raison pour laquelle, les voyageurs étrangers boudent le parc national de Nairobi.

C’est une erreur. On peut y faire un safari très abordable et l’intérêt faunistique est bien réel avec 100 espèces de mammifères répertoriés, 60 espèces de reptiles et d’amphibiens et plus de 520 espèces d’oiseaux.

Une grande variété d’herbivores

Les herbivores sont bien représentés dans le parc national de Nairobi. A commencer par les zèbres des plaines, les gnous, le les gazelles de Grant, les gazelles de Thomson et les bubales de Coke qu’on trouve dans les grandes plaines. Girafes Masaï, hippopotames, élands, cobes de fassa, bushbucks et dik-diks sont également bien représentés. J’ai un faible pour les bubales dont je trouve le fasciés unique.

Une étonnante avifaune

L’observation et la photographie ornithologique est une raison suffisante en soi pour venir explorer le parc national de Nairobi. La variété des espèces est incroyable pour un si petit territoire.

Les guêpiers nains sont légions, notamment sur la partie nord du parc national.

A Nagolomon dam, on observe de nombreux oiseaux : ibis sacré, ibis hagedash, héron cendré, vanneaux éperonné, ouettes d’Egypte, râle à bec jaune, milan noir, martin-pêcheur huppé, héron mélanocéphale et des spatules d’Afrique et aussi des girafes Masaï, crocodiles et hippopotames.

Plus loin à Hyena dam, on observera trois espèces de vanneau : le vanneau éperonné, le vanneau armé et le vanneau à ailes blanches.

Aigle martial, souimanga bronzé, autruches, francolins à cou jaune, vautours africains, marabouts d’Afrique, pie-grièche fiscale, mahalis à sourcils blancs, euplecte veuve-noire, serpentaire ont aussi été observées.

Rien que pour l’avifaune, je reviendrai faire un safari dans le parc national de Nairobi.

Sur la piste des lions

Avant de m’y rendre, on m’avait dit qu’il était possible de rencontre les lions, l’un des quatre Big 5 observables au parc national de Nairobi avec le buffle, le rhinocéros et le léopard. Seul l’éléphant n’est pas présent dans le parc national.

On espérait faire une rencontre avec un lion mais de là à en croiser trois, c’était inespéré. Le premier était une lionne en mouvement et tentant de s’approcher d’un groupe de bubales de coke. Elle s’est rapidement fait repérer et elle est partie s’enfoncer dans la savane. Le second était un mâle qui dormait sous un acacia. Pas grand chose à en dire car c’était visiblement l’heure de la sieste et il n’a pas bougé. Un petit 4×4 a voulu s’en approcher en empruntant un bout de hors-piste. Il a été rapidement repéré par une équipe de rangers qui l’ont bien sermonné. La troisième rencontre était avec une femelle. Bien maigre, elle s’est mise en approche pour chasser un groupe de zèbres des plaines. Elle aussi s’est fait repérer. Pas facile de chasser seule de telle proie.

La cohabitation entre lions et humains n’est d’ailleurs pas évidente en raison de la proximité entre le capitale et le parc national. Régulièrement, des lions se retrouvent en dehors de l’enceinte du parc nationale et il arrive que l’un d’entre-eux déambule en ville voire tue quelqu’un comme l’a rapporté le Parisien.

Ivory Burning Site

Ivory Burning Site est un mémorial qui commémore le jour où le président kenyan Daniel arap Moi a envoyé un message aux braconniers en mettant le feu à 11 tonnes d’ivoire saisi en 1989. C’est aussi un site pour pique-niquer.

Cet acte a nettement amélioré l’image de conservation du Kenya à un moment où la faune d’Afrique, et notamment les éléphants et les rhinocéros étaient largement braconnés.

En 2016, le président Uhuru Kenyatta a supervisé la combustion de 105 tonnes d’ivoire sur le même site, représentant les défenses de 6 000 éléphants, soit 5 % des stocks mondiaux d’ivoire, ainsi que 1,35 tonne de corne de rhinocéros et des peaux d’animaux exotiques.

Si cela n’a pas arrêté le braconnage, ces actions ont permis au plus grand nombre de prendre conscience de l’horreur de la situation. La lutte contre le braconnage reste cependant au Kenya et ailleurs en Afrique un combat de tous les jours.

Le train de la discorde

Le parc national de Nairobi est maintenant traversé par la ligne de train qui relie Nairobi à Naïvasha. Les naturalistes sont nombreux à s’inquiéter sur l’impact d’une telle construction et du passage des trains sur la faune. Fort heureusement, la ligne de chemin de fer est aérienne, évitant ainsi toute collision avec les mammifères. Reste que cela crée une saignée dans le paysage.

Les rhinocéros de Nairobi

Le parc national de Nairobi est aussi réputé pour l’observation du rhinocéros blanc et de façon plus rare également du rhinocéros noir.

J’ai pu faire deux observations d’une mère rhinocéros blanc et de son jeune. L’une des photos que de nombreux photographes espèrent faire, c’est celle d’un rhinocéros ou d’un lion avec les gratte-ciels de Nairobi en arrière plan. Je n’ai pas eu l’occasion de la faire. Une autre raison de revenir découvrir le parc national de Nairobi.

Cahier pratique

Comment se rendre au parc national Nairobi ?

Vol international jusque Nairobi. Le parc national se trouve à 7 km seulement au sud du centre-ville.

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Quelles formalités d’entrée ?

Il est nécessaire de faire une demande de visa électronique pour entrer au Kenya. Avec la crise de la Covid-19, l’obtention de visa sur place n’est plus possible. Le Visa tourisme est donné pour une durée maximale de 3 mois renouvelable une fois. Comment obtenir un visa pour le Kenya ? Visa Connect vous accompagne dans la demande d’obtention de votre e-visa. C’est particulièrement pratique si vous ne maîtriser mal l’anglais.

Quand faire un safari au parc national Nairobi ?

La meilleure période pour visiter le parc national de Nairobi est pendant la saison sèche de juin à octobre puis de décembre à février.

Mieux vaut éviter les mois de novembre, mars et surtout avril et mai qui sont les mois les plus pluvieux.

Pour les ornithologues amateurs, la meilleure période s’étend de novembre à avril. Durant ces mois, les oiseaux migrateurs venant d’Europe et d’Afrique du nord sont présents.

Où dormir près du parc national ?

Il n’y a pas de lodges ni d’hôtels dans le parc national de Nairobi. La meilleure option est de dormir dans un hôtel du sud de la capitale kenyane près de l’entrée de la porte principale et de l’east gate. Vous en trouverez sur Booking.

Guides d’observation

Avec qui faire un safari au Kenya ?

Pour votre safari au Kenya, je vous conseille d’adresser votre demande de voyage sur mesure auprès des deux agences de voyage francophones avec qui je travaille au Kenya. Je les ai sélectionné pour leur sérieux et leur capacité à répondre aux demandes personnalisées. Contactez Carlo et ou Jean-Yves, Expert sur le Kenya.

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Lion, parc national de Nairobi
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