Le Pantanal est la plus grande zone humide au monde, à cheval sur le Brésil, la Bolivie et le Paraguay. C’est aujourd’hui le meilleur endroit sur terre pour observer et photographier le jaguar à l’état sauvage, en plein jour, depuis un bateau. Voici le récit de mes quatre jours de recherche du félin, entre attentes, espoirs, émotions, brumes matinales et scènes de vie sauvage que je n’aurais jamais imaginé pouvoir photographier d’aussi près et aussi souvent.
Ce séjour au Pantanal s’inscrivait dans le cadre d’un voyage naturaliste à travers le Brésil. Je vous invite à consulter également ce carnet de voyage plus généraliste, qui vous fera découvrir d’autres sites remarquables pour l’observation de la faune, et tout particulièrement des oiseaux.
- Le Pantanal, plus grande zone humide du monde, meilleur endroit pour observer le jaguar en plein jour depuis un bateau.
- Une densité exceptionnelle de jaguars, devenus diurnes; ils chassent caïmans, capybaras et poissons grâce à l'eau omniprésente.
- Guides et pilotes suivent individuellement chaque jaguar, communiquent observations par radio, signes et WhatsApp, rendant l'observation intime et documentée.
- Pratique: accès via Cuiabá puis Transpantaneira; saison sèche juin-octobre idéale; réserver lodges et partir avec guides spécialisés.
Le jaguar au Pantanal
Le jaguar (Panthera onca) est le troisième plus grand félin au monde après le tigre et le lion, et le plus grand du continent américain. Contrairement à ses cousins africains, il affectionne particulièrement l’eau : il nage avec aisance, traverse les rivières sans hésiter et chasse volontiers le caïman en s’immergeant partiellement.
Le Pantanal abrite l’une des densités de jaguars les plus élevées au monde. On estime la population à plusieurs centaines d’individus dans la région de Porto Joffre, une concentration qui s’explique par l’abondance de proies (caïmans, capybaras, poissons) et par la protection dont bénéficie la zone depuis plusieurs décennies. Fait remarquable et unique chez cette espèce naturellement nocturne : ici, le jaguar est devenu diurne. La présence constante de l’eau et la fraîcheur relative qu’elle procure lui permettent de chasser en plein jour, parfois sous 40 degrés Celsius.
Les guides et chercheurs locaux suivent les individus depuis des années, ce qui permet d’identifier chaque jaguar par son nom, sa généalogie et son histoire. C’est ce qui rend l’observation ici si particulière : on ne croise pas « un » jaguar, on retrouve Medrosa, Makala ou Marcela, dont on connaît la mère, les petits, le territoire et parfois les techniques de chasse.
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Radio Pantanal
Les guides et pilotes de bateaux ont développé plusieurs façons de se tenir informés des observations de jaguar, un système de communication aussi efficace qu’ingénieux.
Il y a d’abord la radio : un canal privé propre à chaque hôtel ou lodge, et un canal commun partagé par l’ensemble des embarcations naviguant sur les rivières. Il y a ensuite les échanges verbaux, lorsque deux bateaux se croisent sur l’eau et s’informent mutuellement. Il existe enfin une méthode plus rapide encore, presque un langage à part entière : le pouce levé ou le pouce vers le bas, pour signifier simplement si l’on a vu un jaguar ou non. On peut même préciser le nombre d’individus aperçus en levant les doigts. Une sorte de morse silencieux qui traverse les jacinthes d’eau et permet de rallier rapidement un spot d’observation.
Place maintenant au récit, brut, rédigé au Pantanal au fil des jours. Ces quatre jours de safari ont été menés en compagnie de Jaïr, pilote du bateau, et de François, biologiste et guide installé au Brésil, spécialiste reconnu du Pantanal.
Mes rencontres avec le jaguar
Les premiers jaguars
25 juillet matin.
6h30 : Tingana, une jeune femelle de 3 ans, est allongée sur la berge de la rivière des Trois Frères.
6h45 : Kyyavera, sa sœur de la même portée, est allongée sur le tronc d’un figuier, dans le couloir de Charles.
8h50 : Apeiara se déplace le long de la berge, dans le haut de la rivière des Trois Frères. Elle n’hésite pas à s’immerger dans l’eau pour progresser, en prenant soin de garder le bout de sa queue hors de l’eau pour éviter que les piranhas ne s’y attaquent. Elle est clairement en chasse. Elle finit par s’enfoncer dans la forêt riveraine et ressort de l’autre côté du bras. Nous la suivons dans ses tentatives de chasse au caïman, mais toutes se soldent par un échec. Le nombre de bateaux devenant trop important, nous finissons par la laisser, après plus d’une heure passée à son contact.
11h35 : sur le chemin du retour à l’hôtel, nous croisons Pollyanna.
Retour à l’hôtel en milieu de journée pour se reposer avant le safari de l’après-midi.
Saseka et son jeune
25 Juillet après-midi.
15h00 : Saseka et son jeune (que l’on appellera Peter si c’est un mâle, ou Jane si c’est une femelle), dans le couloir de l’île.
Autres observations de la journée : une chauve-souris Rhynorrtheris naso nichée dans le creux d’un tronc, ainsi que de nombreux oiseaux.
Bilan de la journée : 5 observations pour 6 individus différents de jaguar.
Brume et féerie au pays des jaguars
26 juillet matin.
Belles observations ornithologiques au réveil : capybaras, martin-pêcheur nain, martin-pêcheur vert, piaye écureuil.
Ce matin, une brume épaisse a envahi les eaux du Pantanal. Lorsque le soleil se lève et perce peu à peu cette brume, la zone humide prend des allures de conte de fée. La nature sait parfois se montrer d’une beauté saisissante.
6h55 : Medrosa, aperçue quelques secondes avant qu’elle ne s’enfonce dans la végétation, le long de la rivière des Trois Frères. C’est une femelle bien connue au Pantanal pour sa technique de chasse spectaculaire : elle attaque le caïman par le haut, en réalisant des sauts impressionnants.
9h25 : Ousado. Brûlé aux coussinets et aux pattes en 2020, il a été soigné puis relâché quelques semaines plus tard avec un collier GPS. Ce dernier aurait dû s’ouvrir et tomber automatiquement au bout d’un an, mais le mécanisme n’a pas fonctionné : Ousado porte donc toujours son collier, même s’il n’émet plus aujourd’hui. Il ne lui reste plus qu’une canine, ayant perdu les autres au fil des ans. Il parvient malgré tout toujours à chasser, ayant même développé une technique de chasse sous l’eau : ne pouvant plus perforer l’arrière du crâne de ses proies avec ses canines, il lui faut désormais davantage de temps pour les tuer. Il a été vu ce matin sur les trois rivières.
10h05 : Medrosa, toujours le long de la rivière des Trois Frères.
Encore des jaguars
26 juillet après-midi.
15h00 : Medrosa, sur le chemin de son territoire habituel.
15h40 : observation d’un iguane vert.
16h45 : Rencontre avec des bec-en-ciseaux noirs.
La journée semblait plutôt calme, avec quelques observations de jaguars mais sans comportement particulier. Et puis, tout a basculé.
17h10 : Tingana, sur la berge de la rivière Cuiaba.
17h29 : Marcela et ses deux jeunes, Scout (mâle) et Silk (femelle), âgés d’environ 5 mois. Un moment intense et rare de les voir progresser près de Ninho das Araras (le nid des aras), sur la rivière Cuiaba.
Bilan de la journée : 6 observations pour 6 jaguars différents.
Loutre géante et festival de jaguars
27 juillet matin. Cap vers la rivière Piquiri, où nos chances de croiser la loutre géante sont les plus élevées. Il y a en revanche moins de jaguars dans ce secteur. Le lever de soleil est encore incroyable ce matin.
6h32 : nous repérons une famille de loutres géantes. Elles sont cinq, en pleine chasse, nageant avec une aisance remarquable. Elles attrapent de petits poissons qu’elles dévorent au milieu des jacinthes d’eau — impossible de faire de bonnes images dans ces conditions. Nous les suivons et patientons, en attendant que la lumière du soleil se fasse plus belle. Soudain, l’eau s’agite : un combat sans merci se déroule sous la surface. Nous observons alors trois loutres géantes émerger, chacune un poisson dans la gueule. L’une d’elles grimpe sur une branche morte pour déguster son butin, une autre dévore un énorme « wolf fish » (Hoplias malabaricus). Je la photographie avec beaucoup d’émotion : une telle proximité est rare. Elles nous ont acceptés dans leur cercle de chasse, probablement parce que nous ne représentons aucune compétition pour elles. Ce mustélidé est réellement le prédateur apex des rivières du Pantanal, classé en danger par l’UICN.
Après cette observation exceptionnelle, direction la rivière des Trois Frères.
7h28 : un jaguar dort sur la berge. C’est Pantaneiro. À moins d’une centaine de mètres, une autre tête de jaguar émerge de la végétation riveraine : c’est Makala, un autre mâle. Pantaneiro est le neveu de Makala, bien qu’il soit plus âgé, et le fils de Medrosa et de Forestero — un mâle qui a tué Aimée, un jeune de Medrosa, ce qui constitue le premier cas d’infanticide jamais observé chez le jaguar. Pantaneiro est aussi plus petit que Makala. Les deux mâles sont souvent observés ensemble, parfois en train de jouer ou de chasser. Plus tard, on les retrouve côte à côte, face à la rivière.
Marcela, que nous avions observée la veille au soir avec ses deux jeunes, arrive alors sur le même site et marche dans leur direction. Soudain, les jaguars se repèrent mutuellement. Marcela montre les crocs. S’ensuivent quelques attitudes de domination et de soumission, puis les trois jaguars se séparent et s’enfoncent dans la forêt. Malheureusement, je n’ai pas pu photographier cette scène.
Nous retrouvons ensuite Marcela un peu plus loin, poursuivant sa chasse. Nous passons quelques minutes à ses côtés avant de la laisser, le nombre d’embarcations devenant important.
8h45 : nous entrons dans le couloir noir. Medrosa et ses deux jeunes, Salva et Kira, se déplacent sur la berge. Ils traversent puis s’écartent du plan d’eau. Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Patricia d’arriver sur la même berge. Il n’est pas impossible que Medrosa ait senti sa présence et ait préféré fuir pour protéger ses petits.
Peu après 10h, nous retrouvons Pantaneiro et Makala en train de chasser le poisson ensemble dans le couloir noir. Makala parvient à pêcher un poisson.
Vers 11h, nous recroisons Marcela, toujours en quête de nourriture.
Quelle matinée ! Et ça n’est pas tout à fait finit. De retour à l’hôtel, je trouve un anaconda jaune pas loin devant ma chambre.
Le festival continue
27 juillet après-midi.
Alors que je m’attendais à ne plus observer de jaguars cet après-midi, tant la matinée avait été généreuse, nous découvrons un nouveau mâle : Donal. Puissant, observé pour la première fois en 2019, il chasse le long de la rivière Cuiaba. C’est toujours aussi incroyable de constater que les jaguars chassent en plein jour, même sous 40 degrés Celsius. Cette adaptation n’est possible qu’ici, grâce à la présence constante de l’eau.
14h45 : Marcela chasse toujours le long de la rivière. Même situé en haut de la chaîne alimentaire, le jaguar ne trouve pas toujours facilement de quoi se nourrir. Nous la laissons poursuivre sa quête et nous enfonçons plus loin dans l’Encontro das Aguas State Park.
15h50 : Nous apercevons un singe hurleur au sommet d’un arbre.
16h30 : dans le couloir Cacheri, qui relie la rivière Cuiaba à celle des Trois Frères, Rafa est perché dans un arbre en bordure d’eau. Ce jeune mâle né en 2024 est déjà très imposant pour son âge.
16h45 : Ty, une femelle née en 2015, fille de Jeni, dort sur la berge. Nous prenons quelques photos puis la laissons, car une information reçue par radio nous signale que Marcela est allée chercher ses deux jeunes pour se rendre sur une carcasse de vache.
17h00 : arrivée sur le site. De nombreux bateaux sont déjà présents. Marcela descend vers la carcasse et en mange quelques morceaux, semblant l’ouvrir pour ses petits. L’un d’eux finit par descendre, mais remonte aussitôt auprès de sa mère sur le haut de la berge — sans doute impressionné par le nombre de bateaux, dont plusieurs trop proches à mon goût. Nous photographions la scène à distance respectueuse.
Bilan de la journée : 10 observations pour 12 jaguars différents.
Le combat des mâles
28 juillet matin.
5h45 : retour sur le site de la carcasse de vache, dans l’espoir de voir les petits de Marcela s’y nourrir. À notre arrivée matinale, deux autres bateaux sont déjà présents — et surtout, les moustiques se régalent. Dans les arbres, des vautours attendent leur tour, mais aucun ne s’aventure encore sur la carcasse : signe probable que les jaguars ne sont pas loin, tapis dans la forêt riveraine. Ici, les caïmans sont piscivores et ne s’attaqueront pas à la carcasse, contrairement à ce que feraient des crocodiles en Afrique.
Après 2h30 d’attente, la radio nous informe que Marcela a été vue ailleurs. Nous décidons de partir à sa recherche, avant de rebrousser chemin en réalisant qu’elle redescend la rivière en direction de la carcasse. Elle y arrive finalement vers 9h00, tire sur la peau et mange des morceaux de viande fraîche. Ses deux jeunes l’appellent depuis le haut de la berge ; l’un d’eux s’approche même du bord, mais n’est pas encore assez confiant pour descendre face à la dizaine de bateaux qui l’observent. Marcela remonte alors les rejoindre lorsque les appels se font insistants — je suppose qu’elle régurgite de la viande pour eux. Après trois allers-retours, elle ne redescend plus. Nous quittons le site.
9h50 : sur un autre spot, Makala et Pantaneiro sont de nouveau ensemble, allongés le long de la berge dans le couloir noir, au pied de racines.
Puis, soudain, derrière nous, Ousado apparaît, chassant sur la rive opposée. Pantaneiro et Makala le repèrent immédiatement. Pantaneiro, plutôt peureux, va se cacher, tandis que Makala reste tranquillement allongé dans son arbre. Ousado les a également repérés : il hésite un instant à traverser le couloir, puis finit par s’éloigner. Dans la nature, mieux vaut souvent éviter un affrontement qui pourrait mal tourner pour toutes les parties — rappelons qu’il ne reste qu’une canine à Ousado, un désavantage certain en cas de combat, malgré son expérience. Nous le retrouvons ensuite sur la rive opposée, s’éloignant en longeant la berge et en marquant son territoire.
10h50 : Jaju, née en 2016, dont le nom signifie « arbre palmier » en tupi-guarani. Elle batifole le long de la rivière des Trois Frères.
11h15 : nous retrouvons Pantaneiro et Makala sur une plage, tous deux détendus. Pantaneiro se montre joueur et taquine Makala. Ils quittent la plage et poursuivent leur route dans l’eau. Derrière eux, un autre mâle nage rapidement et se rapproche : c’est Bororo, l’un des mâles dominants du Pantanal, massif et facilement reconnaissable à son pelage orangé. Très vite, il isole l’un des deux jeunes mâles. Des grognements se font entendre dans les jacinthes de rivière — je pense qu’un des deux jeunes se soumet. Les jaguars montrent les crocs, échangent quelques coups de griffe, plus pour maintenir la distance que pour réellement s’attaquer. Bororo quitte le secteur, marque son territoire, puis revient. Étonnamment, les deux jeunes mâles n’ont pas bougé. De nouveaux grognements s’échangent, puis Bororo reprend sa route. Une scène incroyable à observer que je n’ai pas pu réelleent photographier à cause d’une panne de batterie.
11h55 : sur le chemin du retour vers l’hôtel, Jaïr, notre pilote, repère un nouveau jaguar. Une femelle inédite pour nous : Pollyanna, née en 2018.
Déjà le dernier safari
28 juillet après-midi.
14h45 : Pantaneiro, de nouveau, à l’entrée du couloir noir. Il pêche, se tenant plus droit face aux bateaux que face à Bororo ce matin.
15h00 : Makala sort des herbes hautes et traverse le couloir. Il se balade, passe devant notre embarcation et frôle un caïman sans même tenter de le chasser. Il finit par remonter sur la terre ferme, où un groupe de capucins noirs occupe un arbre. Confiants au départ, les singes le sont nettement moins lorsque Makala grimpe à son tour dans l’arbre pour s’allonger et se reposer.
François reçoit alors, via un groupe WhatsApp de guides, l’information de la présence d’un mâle dominant à quelques minutes en bateau de notre position.
15h45 : Arrivée sur le spot. Tomas est allongé sur le haut de la berge, seule sa tête dépassant occasionnellement de la végétation. Observé pour la première fois en 2022, son nom, en langue kadiwéu, désigne une technique de chasse et de mise à mort propre au jaguar. Il se lève et va s’installer plus loin, à l’ombre d’un bosquet. Comme il ne semble pas vouloir bouger davantage, nous le laissons et partons explorer un autre secteur en quête d’une dernière observation. Mais nous verrons pas d’autres jaguars.
Bilan de la journée : 8 observations pour 11 jaguars différents.
Bilan final du voyage au Pantanal : 29 observations de jaguar, représentant 17 individus adultes et 4 jeunes, en 4 jours de recherche.
Le lendemain matin, avant de reprendre la Transpantaneira (piste MT-060) en direction de Cuiabá, je me balade dans le jardin de l’hôtel un toucan toco, un caracara huppé et un sapajou du Paraguauy.
Cahier pratique
Comment se rendre au Pantanal ?
L’accès au Pantanal, et plus particulièrement au secteur de Porto Joffre, passe généralement par la ville de Cuiabá, capitale de l’état du Mato Grosso, desservie par vols intérieurs depuis São Paulo ou Rio de Janeiro. De Cuiabá, il faut ensuite emprunter la Transpantaneira, route en terre traversant la zone humide sur près de 150 kilomètres, ponctuée de petits ponts en bois et d’observations d’oiseaux et de caïmans tout au long du trajet. Comptez environ trois à quatre heures de route pour rejoindre Porto Joffre, point de départ de la plupart des excursions en bateau à la recherche du jaguar.
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Où dormir près de Porto Joffre au Pantanal ?
Plusieurs lodges et hôtels flottants ou terrestres se sont installés le long des rivières autour de Porto Joffre, spécialement conçus pour l’observation du jaguar. Ces établissements proposent des sorties en bateau matin et après-midi, encadrées par des guides et pilotes expérimentés connaissant parfaitement le territoire et les habitudes de chaque individu.
Il est recommandé de réserver son hébergement plusieurs mois à l’avance, la demande étant forte pendant la haute saison.
Quelle est la meilleure saison pour l’observation des animaux au Pantanal ?
La saison sèche, qui s’étend de juin à octobre, est la période la plus favorable pour observer le jaguar au Pantanal. Le niveau des rivières baisse, concentrant la faune autour des points d’eau restants et facilitant grandement les observations depuis les bateaux. C’est également la période où les caïmans, capybaras et oiseaux aquatiques se rassemblent en grand nombre, offrant une biodiversité impressionnante en plus des jaguars.
La saison des pluies, de novembre à mars, rend l’accès plus difficile et les observations bien plus aléatoires, la végétation étant plus dense et les niveaux d’eau plus élevés.
Partez au Pantanal à mes côtés
J’accompagne un safari photo au Pantanal pour Objectif Nature en octobre 2027. Plus d’infos en suivant le lien précédent.
Avec qui voyager au Pantanal ?
Voyager avec un guide spécialisé en photographie animalière ou avec une agence experte de la destination fait une réelle différence dans la qualité des observations. Les guides locaux, présents sur zone depuis de nombreuses années, connaissent individuellement les jaguars, leurs territoires, leurs habitudes de chasse et leurs liens familiaux — autant d’informations qui enrichissent considérablement l’expérience et permettent d’anticiper certains comportements.
Pour votre safari et voyage naturaliste au Brésil, je vous conseille d’adresser votre demande de devis sur mesure auprès de l’agence de voyage locale francophone avec qui je voyage au Brésil (Pantanal, Cerrado, Amazonie, Forêt Atlantique). Je l’ai sélectionnée pour son sérieux et sa capacité à répondre aux demandes personnalisées.
Quels livres et applications utiliser pour voyager au Pantanal ?
Pour préparer son voyage, plusieurs guides naturalistes consacrés à la faune du Pantanal permettent de se familiariser avec les espèces d’oiseaux, de mammifères et de reptiles que l’on peut y rencontrer. Des applications d’identification ornithologique, utilisables hors ligne, sont également précieuses pour la région, particulièrement riche en espèces d’oiseaux aquatiques et de rapaces.
Voici quelques références que je recommande :
- Pantanal Wildlife de James Lowen(opens in new tab) : ouvrage en anglais qui présente la faune du Pantanal
- Field Guide to Wildlife of the Pantanal : un guide d’identification des animaux du Pantanal. Se trouve sur place dans les pousadas
- Jaguar Field Guide : l’ouvrage qui identifie les jaguars au Pantanal. Edité par Jaguar ID Project. Se trouve sur place dans les pousadas ou sur la rivière
- Birds of Brazil(opens in new tab) : guide d’identification des oiseaux au Brésil.
- Merlin Bird Id : application gratuite d’identification des oiseaux à travers le monde.
- Guide du Routard Brésil(opens in new tab) pour une aproche touristique globale du pays
Je m’appelle Grégory et je suis l’auteur de My-Wildlife, mon blog sur les safaris, l’ornithologie et l’observation animalière. Si comme moi, tu aimes la nature, suis mes conseils et inspire-toi de mes carnets naturalistes pour voyager en découvrant la vie sauvage. J’accompagne aussi des voyages photo qui offrent la possibilité de progresser en photographie tout en bénéficiant d’excellentes conditions d’observation et de prises de vue.
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