Vous êtes ici :

Ornithologie dans la Nylsvley Nature Reserve

Si vous cherchez une destination d’observation animalière qui sorte des sentiers battus, la Nylsvley Nature Reserve mérite toute votre attention. Située dans la province du Limpopo, à environ deux heures de route au nord de Pretoria, cette réserve offre une expérience différente des grands parcs sud-africains que l’on connaît mieux, comme le Kruger.

Cette découverte de la réserve s’est inscrite dans un road trip animalier à la découverte des parcs et réserves du Limpopo et du sud du Botswana.

Téléchargez la carte de la Nylsvley Nature Reserve au format PDF

Points à retenir :
  • Réserve Ramsar de 4 000 ha au sein d'une plaine inondable, plus de 400 espèces d'oiseaux attirées lors des crues estivales.
  • Meilleures périodes: novembre-avril pour l'ornithologie, mai-octobre pour les mammifères, avril-mai bon compromis.
  • Accès depuis Pretoria/Joburg en ~2 heures, camp calme avec observatoires, hébergements variés, véhicule surélevé conseillé en saison des pluies.

La Nylsvley Nature Reserve

La Nylsvley Nature Reserve doit son nom à la rivière Nyl, qui traverse la réserve et alimente une vaste zone humide saisonnière. Créée en 1974, la réserve s’étend sur environ 4 000 hectares, une superficie modeste qui contraste avec la richesse exceptionnelle de sa biodiversité. Elle fait partie d’une plaine inondable plus vaste, celle du fleuve Nyl, qui s’étend quant à elle sur environ 16 000 hectares, faisant de Nylsvley un élément clé au sein d’un écosystème encore plus large. Cette plaine inondable, classée site Ramsar depuis 1998 pour son importance écologique, constitue l’un des systèmes de zones humides les mieux préservés d’Afrique du Sud. Lorsque les pluies estivales remplissent la plaine, le paysage se transforme et attire une concentration remarquable d’oiseaux.

COMMENT SOUTENIR MY-WILDLIFE ?
Vous aimez my-Wildlife ? Soutenez le blog en partageant les articles, en les commentant, en vous abonnant à la Wildletter ainsi qu’à mes comptes Instagram et Facebook. Chaque geste contribue à faire connaître davantage My-Wildlife. Envie de soutenir le blog financièrement ? Faites vos achats via mes partenaires ou rejoignez-moi sur un voyage photo. Merci pour votre précieux soutien 🙏
IPLN OBJECTIF NATURE
Renseignez le code créateur GREGORY lors de vos achats chez IPLN afin de soutenir le blog. Partez en Voyage Photo à mes côtés avec mon partenaire Objectif Nature. Découvrez les voyages que j’accompagne.
Discovercars BOOKING
Réservez votre location de voiture chez Discovercars. Réservez vos nuits d’hôtels et vos hébergements chez Booking.

Quel animaux voir dans la Nylsvley Nature Reserve ?

C’est justement l’ornithologie qui fait la réputation de Nylsvley. Plus de 400 espèces d’oiseaux (source : eBird) y ont été recensées, ce qui en fait l’une des réserves les plus prisées des birders du pays. Vous pourrez y observer des espèces aquatiques comme les hérons, les aigrettes et diverses espèces de canards, mais aussi des rapaces, des engoulevents et plusieurs espèces de rolliers selon la saison.

Si les oiseaux constituent l’attraction principale, la réserve abrite également une faune mammalienne assez discrète mais intéressante. Vous pourrez croiser des antilopes comme le koudou, le steenbok ou le céphalophe de Grimm ou encore le gnou et le Tsessebe, ainsi que des zèbres de Burchell ou des girafes. Les prédateurs sont présents mais restent rarement visibles, ce qui ajoute un certain charme à l’exploration : ici, chaque rencontre se mérite et se vie à un rythme lent.

Cette diversité s’explique aussi par la variété des milieux : savane boisée, prairies et marécages saisonniers.

Quelle est la meilleure période pour visiter la réserve de Nylsvley ?

La réponse dépend essentiellement de ce que vous souhaitez observer en priorité, car la réserve offre deux visages bien distincts selon la saison.

Si l’observation des oiseaux constitue votre motivation principale, la saison des pluies de novembre à avril est sans conteste la période à privilégier. Durant ces mois, la plaine inondable de la rivière Nyl se remplit et devient le théâtre d’une activité intense :

  • Les oiseaux migrateurs, venus d’Europe et d’Asie, rejoignent les espèces résidentes
  • Les échassiers, hérons et aigrettes se concentrent autour des zones en eau
  • Les espèces aquatiques profitent de l’abondance de nourriture

Gardez toutefois à l’esprit que cette période correspond aussi à la saison chaude et humide, avec des températures élevées et des averses parfois soudaines.

Si vous privilégiez l’observation des mammifères, la saison sèche de mai à octobre est la meilleure :

  • La végétation moins dense facilite grandement le repérage des animaux
  • Les antilopes et autres mammifères se rassemblent plus facilement près des points d’eau
  • Les températures sont plus clémentes, notamment en juin et juillet
  • La lumière, souvent plus douce et dorée en fin de journée, se prête bien à la photographie

Les mois d’avril et mai représentent un compromis intéressant : la plaine inondable conserve encore de l’eau après la saison des pluies, offrant de belles conditions pour les oiseaux, tandis que la végétation commence à s’éclaircir, facilitant l’observation générale.

Gobemouche sud-africain, Nylsvley Nature Reserve

Le récit de mes observations dans la réserve

J’atterris à l’aéroport O.R. Tambo de Johannesburg à 10h30, récupère ma voiture de location, un 4×4 Susuki Jimny, et prends la direction de la Nylsvley Nature Reserve, située à un peu plus de deux heures de route. L’après-midi est déjà bien avancé lorsque j’arrive sur place. L’ambiance est un peu chaotique : les orages de la veille ont coupé l’électricité, si bien que le restaurant reste fermé. On me remet une torche pour rejoindre mon chalet, l’un des Duck’s Den Chalets que j’ai réservés pour deux nuits. N’ayant qu’une plaque de chocolat à me mettre sous la dent, je l’avale rapidement avant d’aller me coucher.

Premier safari : premiers oiseaux et rencontre avec un caracal

Le lendemain matin, je pars de bonne heure en 4×4 pour effectuer mon premier safari dans la réserve. Je ne croiserai personne sur mon chemin, seul avec la nature sur cette boucle de 14,3 km. La fréquentation y reste en effet très modeste comparée aux grands parcs nationaux sud-africains, ce qui offre des conditions calmes, propices à une observation attentive et à une approche photographique sans précipitation. Cette matinée me permet de photographier quelques espèces : francolin huppé, autruche, coucal à sourcil blanc, vanneau armé, poule d’eau, jacana à poitrine dorée, grands koudous, gnous, néphile (une araignée aux couleurs saisissantes), girafes, tsessebes et écureuil.

Mais la rencontre que je n’attendais pas est celle avec un caracal. Alors que je me dirigeais vers l’observatoire Jacana, un appareil photo dans chaque main et les jumelles autour du cou, je me suis retrouvé à moins de 15 mètres du félin. Il venait tout juste de capturer un francolin. Je me baisse rapidement, pose un boîtier au sol et le cadre dans mon viseur. Trop tard, il avait déjà disparu. Pourquoi donc n’avais-je pas pensé, ce matin-là, à utiliser mes sangles pour porter mes boîtiers photo ? Cette rencontre restera le plus grand regret de mon voyage, moi qui pourtant en ai rarement en photographie animalière.

Balade ornithologique dans le camp

De retour au camp, je constate que l’électricité est revenue. Je sors à pied me balader, à la recherche d’oiseaux à photographier, et je ne suis pas déçu. Les abords du restaurant, de la piscine et des chalets se révèlent être un vrai paradis ornithologique, en particulier pour les souimangas comme le souimanga à ventre blanc, le souimanga du Marico ou le souimanga améthyste. Souvent comparés aux colibris en raison de leur taille menue et de leurs couleurs métalliques, les souimangas appartiennent pourtant à une famille distincte, propre à l’Ancien Monde. Leur plumage irisé, allant du vert émeraude au violet profond selon la lumière, résulte d’une structure microscopique des plumes plutôt que de pigments, ce qui rend leur photographie délicate mais gratifiante. Doté d’un bec fin et incurvé, cet oiseau se nourrit principalement de nectar, complété par quelques insectes. Contrairement aux colibris, il préfère se percher plutôt que pratiquer le vol stationnaire, un comportement qui facilite son observation sur le terrain.

Lors de cette sortie, j’ai également pu observer de nombreux gobemouches sud-africains, un gonolek soufré, un cubla boule de neige, un gonolek boubou au sol, des cordonbleus d’Angola, des calaos leucomèles, une mésange nègre ainsi que des vervets.

À midi, je pars déjeuner au restaurant du camp.

Les oiseaux le long des plaines inondables et de Vogelfontein

Je quitte le camp, tourne à gauche, puis de nouveau à gauche par une piste sablonneuse qui longe la limite de la réserve, puis de nouveau à gauche pour rejoindre le secteur des plaines inondables et de Vogelfontein où se trouve deux observatoires. Sur le chemin, je rencontre un rollier à longs brins. J’ai au préalable emporté la clé que j’ai récupéré à la réception du camp pour ouvrir l’accès. Sur place, je me gare, décadenasse la porte et pars rejoindre les observatoires. La pleine inondable est gorgée d’eau par endroit et je n’ai pas de botte. Pas grave, mes chaussures sècheront plus tard.

Sur le chemin vers les hides, je rencontre entre-autre : grèbes castagneux, dendrocygnes veufs, cormoran africain, néphiles, dendrocygnes à dos blanc, canards à bosse. La crake hide est inaccessible. Trop d’eau pour la rejoindre avec le matériel photo.Je me rends donc à la dabchick hide. Je n’y observe pas grand chose hormis des poules d’eau. Je décide de rejoindre la route où j’avais aperçu bien plus d’oiseaux en bord de route. J’y observe de nombreux échassiers : aigrette garzette, héron garde-boeuf, ibis falcinelle, crabier chevelu, aigrette ardoisée, héron pourpré, grande aigrette, spatule d’Afrique, mais aussi de nombreuses ombrettes africaines, des canards à bec rouge, des cormorans africains et des tariers d’Afrique.

Sur le retour au camp, je rencontre des zèbres des plaines, un anhinga d’Afrique et un cobe des roseaux. Une très belle observation pour finir ma découverte de la réserve de Nylsvley.

Prochaine étape de mon voyage : la Limpokwena Nature Reserve proche de la frontière avec le Botswana.

Cahier pratique

Comment se rendre dans la réserve ?

La réserve de Nylsvley se situe dans la province du Limpopo, à environ 180 kilometres au nord de Johannesburg et de Pretoria. Comptez environ deux heures et demie de route depuis la capitale sud-africaine et un peu plus de deux heures depuis l’aéroport international OR Tambo de Johannesburg où vous pourrez louer une voiture. Je recommande l’usage d’un véhicule avec une garde au sol surélevée, voire un 4×4, surtout en saison des pluies.

L’accès le plus pratique consiste à emprunter la route N1 en direction du nord jusqu’à la ville de Mookgophong (anciennement Naboomspruit), puis à suivre les panneaux indiquant la réserve, située à une quinzaine de kilomètres de là. La route est globalement en bon état

Recherchez votre billet d'avion

 



Je vous invite aussi à tester les comparateurs de vols Kayak(opens in new tab) ou Trip.com(opens in new tab).(opens in new tab)

kayak vol

Horaires d’ouverture de la réserve

La Nylsvley Nature Reserve accueille ses visiteurs du lever au coucher du soleil, avec des horaires qui varient légèrement selon les mois :

  • De septembre à avril : de 06h00 à 18h00
  • De mai à août : de 06h30 à 17h30

Porte d'entrée de la Nylsvley Nature Reserve

Où dormir dans la réserve ou autour ?

Nylsvley propose plusieurs options d’hébergement permettant de prolonger l’expérience au-delà d’une simple visite à la journée.

  • Le camp principal : des chalets simples mais confortables, équipés pour l’autonomie, offrant une immersion directe dans l’environnement naturel de la réserve
  • Des sites de camping : pour les voyageurs disposant de leur propre équipement et recherchant un contact plus authentique avec la nature
  • Des guesthouses et lodges aux alentours : plusieurs établissements situés à proximité de la réserve proposent des prestations plus confortables, pour ceux qui préfèrent rayonner depuis un point de chute extérieur : Monate Game Lodge – Fumani Game Lodge – LuVic Guesthouse

Le camping et les hébergements au sein de la réserve peuvent être réservés auprès du Limpopo Wildlife Resorts (le processus n’est pas très fluide).

La réserve dispose-t-elle d’un restaurant ?

Oui, le Spoonbill Restaurant accueille les visiteurs pour les petits-déjeuners, déjeuners et dîners, dans un cadre convivial donnant directement sur la nature environnante. La carte met à l’honneur une cuisine simple, idéale pour reprendre des forces entre deux sessions d’observation. Il constitue également un lieu agréable pour échanger avec d’autres passionnés de nature sur les observations de la journée.

Burger, restaurant de la Nylsvley Nature Reserve

Avec qui voyager en Afrique du Sud ?

Pour votre safari et voyage en Afrique du Sud, je vous conseille d’adresser votre demande de devis sur mesure auprès de l’agence de voyage locale francophone avec qui je voyage en Afrique du Sud. Je l’ai sélectionnée pour son sérieux et sa capacité à répondre aux demandes personnalisées. Et je vous conseille aussi la lecture de l’article bien préparer votre voyage et vos safaris en Afrique du Sud.Demande de devis agence locale Afrique du Sud

Guides & applications

Voici les deux guides de référence pour l’observation animalière en Afrique du Sud :

inscrivez-vous à la Wildletter
Pour être tenu informé des nouveaux stages, voyages et safaris photo et de la publication des nouveaux articles sur le blog, inscrivez-vous à la Wildletter. C’est le meilleur moyen pour recevoir les nouveautés..
  • La meilleure façon de soutenir My-Wildlife
  • Garanti sans spam
  • 100% wildlife
  • Non cession de votre adresse email à des tiers
  • Désinscription en 1 clic

Laisser un commentaire


Share via
Copy link
×