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Guide de la Moremi Game Reserve

Partir explorer la réserve de Moremi au Botswana, c’est s’immerger au cœur d’un territoire préservé où les crues de l’Okavango modèlent sans cesse le paysage et les déplacements de la faune. Que vous preniez le volant d’un véhicule tout-terrain en autonomie complète ou que vous choisissiez d’être accompagné par un guide local, ce secteur du nord du Botswana offre des conditions d’observation et de photographie particulièrement riches.

Entre lagunes, forêts de mopanes et plaines alluviales, les animaux y évoluent en toute liberté, sans clôtures artificielles. Pour vous aider à préparer votre safari et à tirer le meilleur parti de votre voyage, ce guide rassemble les informations essentielles pour découvrir Moremi.

En complément de ce guide, allez lire le récit de mes safaris dans la réserve de Moremi, entre Xakanaxa et Khwai.

Points à retenir :
  • La crue de l'Okavango structure le paysage et les safaris; adaptez activités et itinéraires selon le niveau d'eau (bateau, mokoro ou 4x4).
  • Règles essentielles: circulation du lever au coucher du soleil, vitesse 40 km/h, rester dans le véhicule, drones interdits, contrôles sanitaires et interdiction de ravitaillement interne.
  • Préparez votre logistique: pas de commerce ni carburant dans la réserve, emportez eau, nourriture, jerricans et matériel de déplantage pour self-drive.

Présentation de la réserve de Moremi

Située au cœur du delta de l’Okavango, dans le nord du Botswana, la réserve de Moremi protège près de 5 000 km² d’un écosystème singulier où se rencontrent les eaux permanentes et les zones boisées semi-arides. Créée en 1963 à l’initiative de la communauté locale BaTawana , elle constitue une zone protégée remarquable.

Ce sanctuaire présente une mosaïque d’habitats : forêts de mopanes, savanes d’acacias, prairies inondables saisonnières et chenaux bordés de papyrus. Pour les passionnés d’observation et les photographes animaliers, cette diversité paysagère offre des décors variés et une lumière particulièrement douce au lever et au coucher du soleil.

Réserve de Moremi

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Les différents secteurs de Moremi

Chaque zone de la réserve présente une topographie et une dynamique écologique distinctes.

Third Bridge

Établi le long du chenal de Sekiri, Third Bridge est une étape réputée pour le camping et le safari en immersion. Ce secteur se caractérise par des ponts de rondins de bois, des cours d’eau calmes et des îlots arborés.

  • Intérêt photographique : Les berges accueillent régulièrement des rassemblements d’herbivores qui viennent s’abreuver en fin de journée. L’eau y offre de beaux reflets pour photographier hippopotames, hérons, pygargues vocifères et martins-pêcheurs.

Xakanaxa

Situé à la lisière des eaux profondes et de la lagune de Xakanaxa, ce secteur combine des forêts denses de mopanes et un réseau de canaux permanents.

  • Intérêt photographique : C’est un terrain propice à la recherche des léopards, souvent perchés dans les grands arbres le long des pistes ombragées, ainsi que des grands troupeaux de buffles. La proximité de l’eau permet d’alterner prises de vues terrestres et photographies depuis une embarcation.

Cobe de Lechwe, Moremi Game reserve

South Gate, Xini et Black Pools

L’entrée sud ouvre sur des plaines plus ouvertes et des forêts d’acacias. Non loin de là, le secteur des Black Pools regroupe plusieurs dépressions d’eau temporaires qui retiennent l’humidité tard dans la saison sèche.

  • Intérêt photographique : Les perspectives dégagées facilitent la détection des prédateurs en mouvement (lions, guépards) et offrent des compositions épurées, idéales pour capter les contrastes et les couleurs chaudes de la terre botswanaise.

Khwai

Ce secteur borde la rivière Khwai au nord de la réserve. La rivière forme une frontière naturelle avec la concession communautaire du même nom.

  • Intérêt photographique : Khwai est une zone de passage privilégiée pour la grande faune. Les éléphants y traversent régulièrement le cours d’eau en rangs serrés, et les berges attirent une variété notable de rapaces et de carnivores.

Pygargue vocifer, Moremi Game Reserve

Quels animaux voir à Moremi ?

Moremi abrite une concentration faunique importante tout au long de l’année :

  • Les prédateurs : La réserve abrite des populations viables de lycaons (chiens sauvages africains), de lions, de léopards et de hyènes tachetées. Le guépard est plus discret, mais de plus en plus régulier dans les zones dégagées.
  • Les herbivores : Les éléphants sont omniprésents. Vous observerez également des buffles d’Afrique en hardes, des girafes, des zèbres des plaines, des gnous bleus et des impalas.
  • Les antilopes de zones humides : Moremi est l’un des territoires d’élection du cobe lechwe rouge et du cobe des roseaux, inféodé aux plaines inondables, et du rare sitatunga, visible le long des roselières denses.
  • L’avifaune : Avec plus de 400 espèces recensées, la réserve est une destination de premier plan pour l’ornithologie. Vous y trouverez la chouette-pêcheuse de Pel, le râle des genêts d’Afrique, le calao terrestre et de nombreuses espèces de guêpiers et rolliers.

Girafe, Moremi Game reserve

Les différents types de safari à Moremi

Il convient de garder à l’esprit que l’organisation de vos journées de safari à Moremi reste étroitement tributaire du niveau de l’eau. Le delta de l’Okavango fonctionne selon un rythme hydrologique singulier : la crue annuelle, née des pluies tombées plusieurs mois plus tôt sur les hauts plateaux d’Angola, atteint le cœur de la réserve au cours de la saison sèche, généralement entre juin et août.

Cette fluctuation transforme le paysage et redéfinit l’accès aux activités. Lorsque les eaux sont hautes, les sorties en bateau à moteur et les navigations en mokoro révèlent tout leur potentiel, tandis que certaines pistes terrestres se retrouvent submergées, imposant des passages de gués techniques ou des détours. À l’inverse, en fin d’année et durant l’été austral, la décrue libère des voies carrossables propices aux safaris en 4×4, mais assèche certains canaux secondaires, ce qui limite les parcours navigables aux chenaux profonds. Adapter votre programme au calendrier de l’eau demeure donc indispensable pour profiter au mieux de vos observations.

Safari en véhicule 4×4

À bord d’un 4×4 ouvert (avec un guide professionnel) ou en mode self-drive (au volant de votre propre 4×4), cette approche permet de couvrir de vastes distances et d’accéder aux différentes pistes de terre et de sable.

Safari en mokoro (pirogue traditionnelle)

Il s’agit d’un glissement silencieux sur l’eau à bord d’un long canoë creusé (ou en fibre moderne), propulsé par un guide local debout à l’aide d’une perche (poler). Cette approche lente favorise l’observation de la petite faune aquatique, des grenouilles des roseaux, des nénuphars et des passereaux des marais, tout en offrant des cadrages au ras de l’eau, et en n’oubliant pas les éléphants et les hippopotames que l’on peut photographier à courte distance.

Safari en bateau à moteur

Cette croisière guidée sillonne les bras d’eau plus profonds et les lagunes, notamment vers Xakanaxa ou autour de certaines îles. Le bateau à moteur permet de rejoindre des héronnières et d’observer les hippopotames et les éléphants.

Safari à pied

Cette marche guidée en petit groupe est encadrée par un guide armé et spécialisé. Elle est principalement proposée dans certaines zones ou camps situés en concessions privées autour de Moremi, car cette activité est strictement réglementée dans le cœur de la réserve publique. Elle met l’accent sur le pistage, l’interprétation des empreintes et la lecture attentive de la brousse.

Safaris aériens (survol en hélicoptère ou petit avion)

Ce vol panoramique au-dessus du labyrinthe aquatique du delta de l’Okavango et de Moremi s’effectue généralement au départ de Maun. Il révèle la géométrie des canaux, les sentiers tracés par les pachydermes et l’étendue des îles intérieures, ouvrant la voie à des prises de vue en plongée.

Safari 4x4, Moremi Game Reserve

Les règles de la réserve de Moremi

Pour préparer au mieux vos sorties d’observation et vos séances photo dans la réserve de Moremi, voici les principales règles établies par le Department of Wildlife and National Parks (DWNP) du Botswana. Elles visent à préserver les écosystèmes et à garantir votre sécurité :

Horaires de circulation

Les déplacements sont autorisés uniquement entre le lever et le coucher du soleil (généralement de 6h00 à 18h30, selon la saison). La conduite de nuit est strictement interdite pour les voyageurs indépendants.

Respect des pistes et limitation de vitesse

La vitesse maximale autorisée est de 40 km/h. La conduite hors-piste est interdite : vous devez rester sur les chemins balisés pour ne pas dégrader les habitats sensibles.

Sécurité en véhicule

Vous devez rester à bord de votre véhicule tout au long du trajet. Il est formellement interdit de monter sur le toit en roulant ou d’en descendre, sauf dans les zones prévues à cet effet (aires de pique-nique et campements).

Comportement envers la faune

Les animaux ont toujours la priorité. Il est interdit de les nourrir, d’imiter leurs cris, de leur couper la route ou de les encercler avec plusieurs véhicules.

Drones et équipements

L’usage de drones de loisir est strictement interdit dans l’ensemble de la réserve, tout comme l’introduction d’armes à feu ou d’animaux domestiques.

Gestion des déchets et campement

Vous devez remporter l’intégralité de vos déchets hors de la réserve. Les feux de camp ne sont autorisés que sur les emplacements prévus au sein des campements officiels et doivent être totalement éteints avant la nuit ou votre départ.

Lion mangeant un bluffle, Moremi Game Reserve

Le cordon vétérinaire et la règle du transport de viande

Lors d’un voyage vers la réserve de Moremi, vous croiserez sur votre route des barrières de contrôle sanitaire, matérialisées par la célèbre Buffalo Fence (clôture anti-buffle). Ce réseau de clôtures divise le Botswana en zones sanitaires distinctes afin d’éviter les contacts entre le bétail domestique et la faune sauvage, notamment les buffles porteurs sains du virus de la fièvre aphteuse. Pour protéger les troupeaux d’élevage situés plus au sud, une réglementation stricte encadre la circulation des denrées alimentaires.

Le principe à retenir est simple : les contrôles s’exercent sur les déplacements du nord vers le sud (des zones sauvages vers les zones d’élevage).

  • À l’aller (Maun vers Moremi) : Vous pouvez traverser le poste de contrôle de Shorobe en transportant librement de la viande crue, des œufs et des produits frais achetés pour votre bivouac.
  • Au retour (Moremi vers Maun ou le sud du pays) : Il est strictement interdit de transporter de la viande crue (bœuf, porc, mouton ou gibier), du lait cru et des œufs frais. Les agents inspectent systématiquement les glacières, réfrigérateurs et coffres des véhicules. Tout produit carné cru trouvé à bord est immédiatement confisqué et détruit. La viande cuite et les conserves restent en revanche autorisées.
  • Entre Chobe, Savuti et Moremi : Il n’existe aucune barrière vétérinaire entre ces parcs. Tout ce vaste secteur constitue une même zone de faune sauvage (la « zone rouge » sur le plan sanitaire). Vous pouvez donc faire vos courses à Kasane et transporter librement de la viande crue, des produits laitiers et des denrées fraîches jusqu’à vos campements de Savuti, de Khwai et de l’intérieur de Moremi.
  • Le passage du poste (vet gate) : L’arrêt est obligatoire. Les inspecteurs vous inviteront à faire rouler votre véhicule dans un bac de désinfection pour les pneus et à poser vos semelles de chaussures sur un tapis imbibé de produit désinfectant.

Pour éviter tout gaspillage, veillez simplement à planifier vos menus de campement afin de consommer ou de faire cuire l’intégralité de vos viandes fraîches avant de reprendre la piste en direction du sud.

Léopard, Moremi Game Reserve

Quand visiter la réserve de Moremi ?

Le climat du Botswana rythme l’observation animalière à travers deux grandes périodes :

  • La saison sèche (de mai à octobre) : C’est la période la plus favorable pour l’observation des mammifères. L’eau apportée par la crue de l’Okavango remplit le delta entre juin et août, tandis que les pluies cessent. La végétation s’éclaircit progressivement, contraignant la faune à se concentrer autour des points d’eau permanents. Les matinées sont fraîches, parfois froides en juin et juillet, avec des après-midis doux et ensoleillés. Il peut faire très chaud en octobre.
  • La saison des pluies ou saison verte (de novembre à avril) : Les premières averses transforment le paysage en un écrin vert dense. C’est l’époque des naissances chez les herbivores et de l’arrivée des oiseaux migrateurs. Les contrastes de ciel chargé offrent des ambiances lumineuses propices aux photographes, bien que la conduite devienne nettement plus exigeante en raison de la boue.

Eléphant, Moremi Game Reserve

Où dormir à Moremi ?

Choisir son hébergement à Moremi constitue une étape déterminante dans la réussite d’un séjour naturaliste. Entre les campements publics ouverts aux voyageurs autonomes, les campements éphémères montés par les guides professionnels et les lodges nichés au bord des lagunes, les options répondent à des approches du voyage très différentes.

Toutes partagent néanmoins un point commun : une ouverture totale sur l’environnement. Dans cette région du Botswana, les clôtures n’existent pas. Quel que soit votre choix, les animaux circulent librement entre les toiles de tente et les terrasses en bois, faisant de chaque nuit une expérience d’immersion sonore et visuelle marquante.

Compte tenu de la faible capacité d’accueil de la réserve et de sa fréquentation ciblée, l’anticipation demeure ici le maître-mot. Selon que vous privilégiez le confort logistique ou l’autonomie d’un bivouac sous les étoiles, voici les possibilités qui s’offrent à vous, à l’intérieur des limites du parc.

  • Les campings publics : Destinés aux voyageurs autonomes en 4×4 équipé d’une tente de toit ou au sol. Les sites principaux sont gérés par des opérateurs privés :
    • South Gate et Xakanaxa (gérés par Kwalate Safaris) ;
    • Third Bridge (géré par Xomae Group) ;
    • Khwai North Gate (géré par SKL Group).
  • Les campings HATAB ou BOGA : Ils sont réservés aux agences locales et aux guides professionnels organisant des safaris mobiles guidés. Contrairement aux campements publics pourvus de blocs sanitaires, ces sites sont complètement sauvages et vierges d’infrastructures. Les agences de safaris mobiles y montent des campements éphémères complets (tentes confortables, douches au seau, toilettes de brousse) et repartent sans laisser la moindre trace, garantissant une immersion totale et isolée au cœur de la brousse.
  • Les lodges et camps de toile haut de gamme : Établis sur des concessions intérieures ou des îles privées (comme Chief’s Island ou Xakanaxa), ils proposent des formules complètes incluant hébergement sous tente aménagée, repas et sorties guidées quotidiennes.

Quelques suggestions de camps hauts de gamme :

  • Camp Moremi (secteur de Xakanaxa) : Établi à l’ombre d’une forêt d’ébéniers en bordure de la lagune de Xakanaxa, ce camp propose des tentes montées sur pilotis de bois coiffées de toits de chaume. C’est une base très fonctionnelle qui combine des sorties en véhicule 4×4 dans la forêt de mopane et des navigations en bateau à moteur sur les canaux profonds du delta.
  • Camp Xakanaxa (secteur de Xakanaxa) : Voisin du précédent, ce camp historique met l’accent sur l’esprit pionnier du safari. Les tentes en toile classique font face à l’eau. Il bénéficie d’une situation permanente au fil de l’eau, ce qui permet d’alterner observations ornithologiques en bateau et recherche des grands prédateurs en piste sèche tout au long de l’année.
  • Sanctuary Chief’s Camp (Chief’s Island) : Situé sur Chief’s Island, la plus grande île de l’Okavango accessible uniquement par les airs, ce camp représente une option haut de gamme axée sur la faune de plaine. La concentration de prédateurs (lions, léopards, guépards, lycaons) et d’herbivores y est remarquable en raison de l’isolement de l’île.

Bucorve du Sud, Moremi Game reserve

Peut-on se ravitailler dans la réserve de Moremi ?

La réponse est sans équivoque : non, il est totalement impossible de se ravitailler en carburant ou en vivres à l’intérieur de la réserve de Moremi.

La réserve est un sanctuaire sauvage dépourvu d’infrastructures commerciales. Si vous voyagez en autonomie (self-drive), vous devez appliquer le principe de l’autosuffisance intégrale pour toute la durée de votre séjour.

Voici les règles de base et les alternatives à connaître pour préparer votre logistique :

Le ravitaillement en carburant (essence / diesel)

  • Dans la réserve : Il n’existe aucune station-service.
  • Où faire le plein avant d’entrer ?
    • Si vous arrivez du sud (Maun) : Faites impérativement le plein complet à Maun. La ville dispose de nombreuses stations. C’est votre dernier point fiable avant d’aborder les pistes.
    • Si vous arrivez du nord (Kasane / Chobe) : Faites le plein à Kasane. La traversée de Chobe, de Savuti et de Moremi représente plusieurs centaines de kilomètres de pistes lentes et exigeantes sans aucune pompe.
  • La règle de calcul : La conduite en 4×4 engagé (vitesse réduite, sable profond, boue) augmente considérablement la consommation de votre véhicule (comptez facilement du 15 à 20 litres aux 100 km). Emportez toujours au moins un à deux jerricans de 20 litres en réserve pour pallier les imprévus ou les détours imposés par les crues.
  • Cas de dépannage à Khwai : À la sortie de la porte nord (North Gate), le village de Khwai ne dispose pas de station officielle. Certains habitants y vendent occasionnellement du carburant au bidon pour dépanner les voyageurs en difficulté, mais les prix y sont élevés et la disponibilité n’est jamais garantie.

Le ravitaillement en nourriture et en eau

  • Dans la réserve : Aucun commerce, restaurant ou épicerie n’est présent sur les campements publics (South Gate, Third Bridge, Xakanaxa, North Gate). Vous devez transporter l’intégralité de vos repas, condiments et sacs poubelles pour ramener vos déchets.
  • Où faire les courses ?
    • Maun offre de grands supermarchés très bien pourvus (viandes sous vide, fruits, légumes, conserves, eau en bonbonnes). C’est la halte incontournable pour garnir votre réfrigérateur de bord.
    • Le village de Khwai compte de modestes épiceries de brousse (general dealers ou tuck shops). Vous pourrez y trouver un dépannage basique : eau minérale, boissons fraîches, biscuits, pain ou conserves courantes, mais l’assortiment reste limité.
  • L’eau potable : Prévoyez un minimum de 4 à 5 litres d’eau potable par personne et par jour pour la boisson et la cuisine, sans compter l’eau destinée à la vaisselle et aux douches. L’eau des blocs sanitaires des campements n’est pas traitée pour la consommation directe.

Le cas des séjours en lodge

Si vous avez réservé des nuitées en lodge ou en camp de toile fixe, la situation est différente : tous les repas, les boissons et les sorties sont entièrement pris en charge par l’établissement. Vous n’avez aucune logistique alimentaire à prévoir. En revanche, même dans ces structures, aucun carburant n’est commercialisé pour des véhicules de passage.

Guépard, Moremi Game Reserve

Cahier Pratique

Comment s’y rendre ?

Vol international jusqu’à l’aéroport de Maun.

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  • Par la piste : En véhicule 4×4 depuis la ville de Maun (environ 90 km jusqu’à South Gate, soit 3 à 4 heures de piste selon l’état du terrain) ou depuis le parc national de Chobe via Savuti et North Gate.
  • Par les airs : En avion de brousse (charter) depuis l’aéroport international de Maun ou de Kasane vers les pistes privées des lodges de Moremi.

Les portes d’entrée de la réserve

  • Accès par voie terrestre :
    • South Gate : Porte d’entrée principale pour les voyageurs arrivant de Maun.
    • North Gate : Située à la passerelle de Khwai, idéale pour les itinéraires en provenance ou à destination de Chobe (Mababe/Savuti/Chobe river front).
  • Accès par voie aérienne :
    • Third Bridge et Xakanaxa disposent de pistes d’atterrissage (airstrips) dédiées aux transferts de passagers voyageant avec les compagnies de brousse locales.
  • Horaires d’ouverture des portes : Les barrières s’ouvrent au lever du jour (généralement 6h00) et ferment impérativement au coucher du soleil (entre 18h00 et 18h30 selon la saison). Vous devez vous enregistrer au poste d’entrée et régler vos droits d’accès (park fees) si ceux-ci n’ont pas été prépayés auprès du DWNP.

En 4x4 dans la Moremi Game Reserve

Louer un 4×4 robuste

La traversée de Moremi nécessite un véhicule tout-terrain à garde au sol élevée, doté de quatre roues motrices, d’une boîte de transfert avec rapports courts (low range), d’un double réservoir (150 litres et plus) et, idéalement, d’un tuba d’admission d’air (snorkel) pour les passages de gués profonds.

Assurez-vous que votre location intègre le matériel de déplantage complet : compresseur pour ajuster la pression des pneus dans le sable mou, manomètre, plaques de désensablement, sangle de traction et cric adapté.

La conduite d’un 4×4 au Botswana ne s’apparente pas à la conduite en Afrique du Sud ou en Namibie. Pour louer votre 4×4 équipé camping, essayez la plateforme Autoeurope. Elle propose le plus souvent des tarifs bien plus intéressants que si vous louez en direct.

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