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Parc National Chobe : 4 jours de safari à Mababe et Savuti

Au nord du Botswana, là où les eaux capricieuses du delta de l’Okavango viennent façonner des paysages mouvants, le parc national de Chobe dévoile l’un de ses visages les plus sauvages et les plus authentiques. Moins fréquentés que d’autres secteurs plus célèbres du parc national comme le long de la rivière Chobe, Mababe et Savuti offrent pourtant une expérience de safari d’une intensité rare, où chaque piste parcourue devient une promesse d’observation exceptionnelle.

Durant ces quatre jours d’exploration, nous vous emmenons au cœur de territoires contrastés : la vaste dépression de Mababe, véritable aimant à faune lorsque l’eau y afflue, puis les étendues plus arides et mythiques de Savuti, réputées pour leurs prédateurs et leurs scènes de vie animale saisissantes. Entre rencontres furtives et instants suspendus, ce récit vous plonge dans le rythme du bush, au plus près des comportements naturels.

Guépards, meute de lycaons en chasse, lionnes à l’affût ou encore rassemblements spectaculaires autour des points d’eau… autant de moments privilégiés qui illustrent la richesse de ces écosystèmes et la magie d’un safari photographique bien mené.

Préparez-vous à suivre, piste après piste, le fil d’un voyage où l’imprévisible est la seule certitude.

Cet article s’inscrit dans la continuité du voyage photographique que j’ai eu le plaisir d’accompagner pour l’agence Objectif Nature.

2 jours de safari à Mababe

Hippotrague noir sur le chemin vers Mababe

Nous quittons le secteur de Khwai, au cœur de la réserve de Moremi, en empruntant une piste qui serpente vers la porte de Mababe, marquant l’entrée sud du parc national de Chobe.

La région de Mababe se distingue par une vaste dépression naturelle, véritable déversoir nord du delta de l’Okavango, qui freine l’expansion de ses eaux vers le nord. Dès les premiers kilomètres, la piste réserve de belles surprises : un groupe d’hippotragues noirs s’est rassemblé autour d’un point d’eau. L’observation de cette antilope élégante et relativement rare constitue un moment privilégié, presque un présage favorable pour la suite de la journée.

Au fil de notre progression, la diversité ornithologique et faunistique s’enrichit : grues caronculées à l’allure majestueuse, aigle ravisseur en quête d’opportunités, ombrette africaine discrète, et silhouettes élancées de girafes ponctuant l’horizon.

Plus loin, en bordure de l’Okavango, ce sont des tsessebes — une autre antilope peu commune — qui attirent notre attention. Un jeune bateleur traverse le ciel d’un vol encore hésitant, tandis qu’un troupeau d’éléphants évolue paisiblement dans ce décor typique du delta.

Nous franchissons finalement la porte de Mababe en début d’après-midi, avec le sentiment d’entrer dans un territoire prometteur, où chaque détour de piste peut révéler une nouvelle scène sauvage.

Nos premiers guépards

Notre premier safari à Mababe débute l’après-midi, le long de l’immense dépression qui caractérise la région. Cette année, l’eau est bien présente. Elle arrive en deux temps : une première vague peu après les pluies locales sur le delta de l’Okavango, puis une seconde, plus tardive, lorsque les précipitations tombées en Angola viennent alimenter le fleuve et gonfler ses eaux jusqu’ici.

Les premières observations se succèdent rapidement : gnous, impalas, et les travailleurs à bec rouge qui animent lu bush. Mais très vite, toute notre attention se concentre ailleurs. Deux guépards, allongés à l’ombre d’un buisson, semblent écrasés par la chaleur. Nous choisissons de patienter, espérant les voir s’activer.

L’attente dure plus d’une heure, rythmée par le silence et l’observation attentive. Puis, les premiers signes apparaissent : bâillements répétés, regards perçants scrutant l’horizon, étirements. Les deux frères s’éveillent tout doucement, se toilettent tour à tour, puis, d’un même mouvement, se redressent et se mettent en marche.

Leur progression n’a rien de hasardeux. Alors que le soleil décline et que le ciel s’embrase en arrière-plan, ils se lancent à la poursuite de pintades de Numidie. La scène est rapide et saisissante. Mais la chasse n’aboutira pas. Ils ont repéré des impalas. Mais nous les laissons à leurs occupations et regagnons le camp à la tombée du jour, encore imprégnés par l’intensité de cette rencontre, pour partager ensemble ces premières émotions vécues à Mababe. Nous sommes d’autant plus satisfaits que les guépards ne sont pas souvent observés dans la région.

Les lionnes et les buffles 

Le lever de soleil sur la dépression de Mababe est tout simplement époustouflant. Nous prenons quelques instants pour contempler la lumière dorée envahir lentement le paysage, révélant peu à peu la richesse de cet écosystème.

Dans cette douce clarté rosée, un busard grenouillard attire d’abord notre regard, bientôt suivi par quelques canards à bosse, dont la silhouette si particulière ne laisse place à aucune confusion.

La scène change avec l’apparition d’une hyène solitaire. Probablement un mâle, à en juger par sa carrure et sa démarche moins chaloupée. Son corps porte encore les stigmates d’un affrontement récent : des traces de sang bien visibles, sans doute issues d’un conflit avec des lycaons — une rencontre avec des lions aurait probablement eu une issue bien plus dramatique.

Nous prenons ensuite le temps d’observer des espèces plus communes — francolin à bec rouge, tourterelle masquée, tourterelle maillée — tout en gardant un œil attentif, espérant des observations plus interessantes. Elles ne tardent pas : guêpiers nains, deux bec-ouvert africains, un pygargue vocifère, puis un élanion blanc viennent enrichir la matinée.

Un peu plus loin, un terrier de chacals à chabraque retient toute notre attention. Les jeunes sont dehors, jouant autour de l’entrée. Une scène attendrissante et pleine de vie pendant que les parents sont en vadrouille en quête de nourriture.

Mais l’ambiance change brusquement lorsque nous apercevons un immense troupeau de buffles, comptant plusieurs centaines d’individus. Leur agitation ne semble pas liée à notre présence. Nous scrutons alors attentivement les environs aux jumelles, chaque mopane devenant suspect. Et soudain, une silhouette se dessine : une lionne. Les buffles l’ont probablement déjà repérée… ou sentie.

En un instant, tout bascule. Le troupeau s’élance dans un nuage de poussière, la panique gagne la plaine. L’attaque est lancée mais nous ne voyons rien hormis la poussière. Nous patientons, laissant retomber la poussière, puis repartons à la recherche des prédateurs. Et ce ne sont pas une, mais six autres lionnes que nous découvrons, disséminées autour de la zone. Une stratégie collective, bien en place — mais cette fois, la chasse échoue. Les lionnes abandonnent et se retirent à l’ombre des mopanes.

Sur le chemin du retour vers le camp, la quiétude semble revenir. Grands koudous, éléphants et girafes profitent paisiblement de l’eau offerte par la dépression de Mababe, concluant cette matinée d’une richesse rare.

Les lycaons chassent

De retour sur la zone où nous avions observé les lions, le décor a changé : plus aucune trace ni des félins, ni du troupeau de buffles. Mais la savane réserve toujours des surprises. À l’ombre d’un mopane, nous repérons finalement sept lycaons adultes, simplement allongés, cherchant à échapper à la chaleur écrasante du milieu de journée.

Leur comportement est typique : chacun optimise la moindre parcelle d’ombre offerte par l’arbre. Un calao leucomèle, surgissant à proximité, provoque un sursaut général. En une fraction de seconde, les lycaons se redressent avant de se rasseoir, comme si de rien n’était. Deux individus, plus audacieux, contournent même le 4×4 pour venir profiter de son ombre, à quelques mètres seulement de nous.

Puis, sans signe avant-coureur, la dynamique change. Toute la meute se lève et se met en mouvement vers la dépression de Mababe, où se concentrent éléphants, buffles et impalas. Après s’être désaltérés, les lycaons repèrent soudain ces derniers. La tension monte instantanément.

La chasse s’engage. Rapides, coordonnés, ils sèment la panique au sein du groupe d’impalas, qui fuient dans toutes les directions. Nous suivons la scène à distance, puis focalisons notre attention sur un individu lancé à pleine vitesse. Lorsque nous le rejoignons, la chasse est déjà terminée : un impala gît au sol.

Le lycaon a commencé à ouvrir la carcasse. Très vite, sa tête se couvre de sang. Il extrait les entrailles, s’interrompt, puis s’éloigne, comme pour laisser le temps aux autres membres de la meute de le rejoindre. Il revient brièvement se nourrir, avant de repartir à leur rencontre.

Au même moment, une hyène tachetée surgit de la direction opposée. Attirée sans doute par l’odeur du sang, elle passe pourtant à une cinquantaine de mètres de la carcasse sans la repérer, et poursuit sa route.

La lumière décline, et il nous faut quitter les lieux pour rejoindre le camp. En chemin, nous croisons à nouveau la meute au complet, déterminée à rejoindre la proie et à la terminer.

Quel Safari encore une fois !

Derniers instants autour de la dépression de Mababe

Pour cette dernière matinée autour de la dépression de Mababe, nous retrouvons les sept lionnes observées la veille. Nous passons un long moment en leur compagnie, à décrypter leurs attitudes. Elles n’ont visiblement pas mangé et restent en alerte, tapies dans la végétation.

À deux reprises, elles tentent leur chance sur un phacochère. À chaque fois, l’approche est discrète, la tension palpable… mais les attaques échouent. Le phacochère parvient à leur échapper, rappelant à quel point la chasse, même pour des prédateurs expérimentés, reste incertaine.

Nous finissons par les laisser à leur stratégie, encore inachevée, et prenons la piste pour Savuti.

Et dire que Mababe est encore très souvent reléguée au rang de simple zone de transition, une étape entre Moremi et Savuti aux yeux de nombreux safaristes. Une vision réductrice, tant cette région révèle, pour qui prend le temps de s’y attarder, une richesse et une intensité d’observation remarquables, surtout quand la dépression en pleine d’eau.

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2 jours de safari à Savuti

En route pour Savuti

La piste menant à Savuti se révèle en bien mauvais état. Nous avançons sur une succession de tôle ondulée, offrant ce que l’on appelle ici, avec humour, un véritable « massage africain ».

Les observations se font rares le long du trajet. Seul un milan noir, perché au sommet d’un mopane, attire notre attention. Il subit les assauts répétés d’un drongo brillant particulièrement virulent — son nid ne devait pas être bien loin.

Nous croisons également un couple de messagers sagittaires, affairés à chercher leur pitance. Opportunistes, ces étonnants rapaces terrestres se nourrissent aussi bien d’insectes — sauterelles, scarabées, araignées, scorpions ou guêpes — que de petits mammifères tels que souris, rats, hérissons, lièvres ou encore mangoustes.

À l’approche de Savuti, l’activité ornithologique s’intensifie de nouveau : une outarde houpette dans une prairie aride, un bateleur juvénile en vol, quelques bagadais casqués, un autre milan noir planant au-dessus de la piste, et enfin un couple de grands-ducs de Verreaux viennent enrichir cette fin de parcours.

Nous atteignons le camp un peu après 14 h, au terme d’une traversée plus mouvementée que productive, mais toujours ponctuée de belles rencontres.

Pas de safari cet après-midi

Cet après-midi-là, je dois renoncer au safari. Probablement éprouvé par la chaleur, ou victime d’un repas mal digéré, je reste au camp pour récupérer.

Pendant ce temps, mes compagnons de voyage partent explorer les environs… et reviennent avec un récit difficile à entendre : plus d’une vingtaine de lions observés au cours de la sortie.

Comme souvent en safari, la nature rappelle qu’elle décide du timing — et qu’il faut parfois accepter de passer à côté de scènes exceptionnelles.

Campement à Savuti

Avec les lions à Savuti

Au petit matin, nous prenons la direction des Nyondutsaa Pans. À la fraîche, juste avant le lever du soleil, quelques impalas viennent s’abreuver sur le plan d’eau sud, profitant d’un court moment de tranquillité.

Mais très vite, la scène change radicalement d’échelle. Près du waterhole nord, un éléphant mort de cause naturelle attire une impressionnante pride de 24 lions. Ils évoluent entre la carcasse, qui leur assure plusieurs jours de nourriture, et le point d’eau. Certains adultes arborent encore le visage maculé de sang, tandis que les plus jeunes jouent sans relâche. D’autres vont boire ou se prélassent aux premiers rayons du soleil. Tout semble réuni pour cette grande famille, et la présence de cet éléphant est une véritable aubaine.

Pour les herbivores, en revanche, la situation est toute autre : l’accès au point d’eau devient trop risqué. Seul l’hippopotame résident semble ignorer la présence des lions. Ces derniers, en revanche, restent méfiants et lui lancent des regards prudents lorsqu’ils s’approchent pour boire.

Parmi les lionceaux, l’un d’eux se distingue particulièrement. Infatigable, il enchaîne les provocations, allant tour à tour importuner ses congénères et même quelques femelles adultes. Toujours en mouvement, il nous offre une scène pleine de vie et de légèreté, surgissant derrière les autres pour les surprendre et déclencher de joyeuses chamailleries.

Nous finissons par quitter cette scène exceptionnelle pour poursuivre en direction de Rock Paintings. En chemin, les rencontres s’enchaînent : impalas, steenbok, tsessebes, un aigle ravisseur en vol, ainsi qu’un couple de touracos concolores. Plus loin, une concentration de vautours attire notre attention. Dans les hautes herbes, ils terminent les restes d’une proie méconnaissable. Autour de la carcasse, vautours africains, oricous et charognards se partagent les derniers lambeaux.

Avant de regagner le camp pour le déjeuner, nous profitons encore de quelques observations, dont un groupe d’autruches composé d’un mâle et de plusieurs femelles — une conclusion plus paisible après une matinée d’une rare intensité.

 

Dernières lumières sur les Nyondutsaa Pans

L’après-midi, la pride s’est déplacée autour du waterhole sud des Nyondutsaa Pans. Une girafe s’approche avec prudence, manifestement attirée par l’eau. Elle hésite longuement, scrute les environs… puis renonce et s’éloigne. Une décision plus que sage.

Comme au matin, les lions alternent entre la carcasse de l’éléphant et le point d’eau. Mais aux heures les plus chaudes, la majorité somnole. Peu à peu, à mesure que la lumière décline, l’activité reprend. Les individus en mouvement rejoignent le groupe et se saluent en se frottant les uns aux autres — un comportement social typique, essentiel à la cohésion de la troupe.

Deux chacals à chabraque tentent alors leur chance. Profitant d’un petit bassin secondaire, à l’écart des lions, ils s’approchent avec une extrême prudence. Chacun boit rapidement à son tour, sans jamais relâcher sa vigilance, puis disparaît presque aussitôt dans la brousse.

Déjà, la journée touche à sa fin. Et avec elle, cette semaine exceptionnelle de safari au Botswana. Demain, il sera temps de reprendre la route vers Maun, des images plein la tête.

Cahier pratique

Comment s’y rendre ?

Vol international jusqu’à Maun via Johannesburg.

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Quel hébergement ?

Les nuits se déroulent sous tente, dans un hébergement à la fois simple, fonctionnel et remarquablement bien pensé. Chaque tente dispose de sanitaires privatifs, avec toilettes et douche attenantes. L’eau, fournie dans un seau — chaude ou froide selon vos préférences — permet de se laver confortablement, même au cœur de la brousse.

À l’intérieur, un véritable lit équipé d’un bon matelas garantit un repos bienvenu après de longues journées de safari. Chaque matin, l’équipe d’intendance passe discrètement pour refaire le lit et remettre la tente en ordre, une attention qui renforce le sentiment de confort.

La prestation reste volontairement sobre, mais rien ne manque pour se sentir bien. Les repas, préparés sur place à partir de produits frais, sont simples, généreux et savoureux. Une cuisine authentique qui participe pleinement à l’expérience du camp et au plaisir de vivre au plus près de la nature.

Quand visiter le parc national Chobe pour l’observation et la photographie de la faune ?

Le parc national de Chobe – secteur Mababe et Savuti – peut se découvrir toute l’année, mais certaines périodes se distinguent nettement pour l’observation et la photographie animalière.

De juin à septembre : le moment le plus favorable

C’est la période la plus propice. La saison sèche s’installe, la végétation se raréfie et les points d’eau deviennent essentiels pour la faune.

Les conditions sont idéales pour la photographie : lumière douce le matin et le soir, atmosphères dégagées et forte densité animale.

Mai et octobre : un excellent choix

Ces mois de transition offrent un très bon compromis. En mai, la végétation reste encore légèrement présente, mais les animaux commencent déjà à se regrouper. Les paysages conservent une belle fraîcheur, intéressante en photographie. En octobre, la chaleur s’intensifie et les points d’eau deviennent encore plus stratégiques. La concentration animale est élevée, avec souvent des scènes actives autour de la rivière, bien que les conditions puissent être plus exigeantes en raison des températures. Ce voyage a été réalisé en octobre où les températures ont par moment dépassé les 40°C à l’ombre.

Avec qui partir ?

J’ai accompagné ce safari pour Objectif Nature, une agence qui organise des safaris photographiques encadrés par des photographes depuis plus de 30 ans. Ce voyage porte un nom évocateur : La Rivière Perdue.

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