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Des Animaux et des Hommes : la BD pour la conservation animale ?

« Des Animaux et des Hommes » est une bande dessinée de type carnet de voyage qui présente 18 projets de conservations animales soutenues par le Bioparc. Elle n’a aucun rapport avec l’ouvrage homonyme d’Alain Finkielkraut, prix François Sommer en 2019. Présentation et avis sur cette bande dessinée parue aux éditions Petit à Petit.

Le Bioparc de Doué-La-Fontaine

Le Bioparc de Doué-La-Fontaine en Maine-et-Loire est un zoo créé en 1961 par Louis Gay et dirigé aujourd’hui par Pierre et François Gay, fils et petit-fils du fondateur.

D’une superficie de 17 hectares, il accueille plus de 1500 animaux représentant plus de 130 espèces différentes dont 40% sont classées en danger par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Depuis le milieu des années 80, le Bioparc s’engage dans des projets de conservation des espèces menacées après un voyage de Pierre Gay en Inde pour découvrir les actions de la fondation américaine Snow Leopard. Depuis cette date, plus de 100 projets ont été aidés financièrement par le zoo, ce qui représente plus de 3 300 000 € de dons.

Proportionnellement à son chiffre d’affaires, le Bioparc est le plus gros zoo donateur en Europe.

18 projets de conservation animale soutenus par le bioparc

« Des Animaux et des Hommes » présentent 18 projets de conservation d’espèces en danger soutenus par le Bioparc à travers le monde. Chaque projet et son histoire sont mis en page selon le même principe :

  • Trois pages « carnet de voyage » qui présentent en introduction l’espèce concernée par le projet, les menaces qui pèsent sur elle et une carte pour situer où a lieu le projet. Sur deux autres pages, on en apprend plus sur les enjeux de la conservation de l’espèce, ses résultats et l’usage de la donation par le Bioparc.
  • Une histoire sous forme de bande dessinée. Six dessinateurs différents ont donné leur coup de crayon pour donner vie à l’ouvrage. Ma préférence va aux planches de Titwane et Simon Hureau mais, ça c’est affaire de goût, les vôtres peuvent différer des miens.

Les 18 projets présentés dans l’ouvrage qu’aide financièrement le Bioparc concernent les espèces menacées suivantes : okapi (République Démocratique du Congo), tigre de Sumatra (Indonésie), condor des Andes (Argentine), atèle à tête rousse (Equateur), ours à lunettes (Pérou), panthère des neiges (Mongolie), panda roux (Népal), zèbre de Grévy (Kenya), vari roux (Madagascar), ara de Lafresnaye (Bolivie), ara hyacinthe (Brésil), vautour percnoptère (Algérie), ibis chauve (Espagne), gazelle de Dama (Sahara), girafe (Niger), guépard (Somaliland), rhinocéros noir (Namibie) et vautour fauve (Bulgarie).

Peut-être avez-vous envie de soutenir vous aussi l’un de ces projets ? Voici donc les coordonnées des différentes ONG locales :

Où acheter « Des animaux et des Hommes » ?

« Des Animaux et des Hommes » est disponible dans toutes les bonnes librairies et en particulier chez mes partenaires : Fnac, Amazon et Cultura.

  • Scénariste : Gaet’s et Pierre Gay
  • Dessinateurs : Olivier Martin, Joël Alessandra, Simon Hureau, Geneviève Marot, A.Dan, Titwane
  • Couverture : Franck Pé
  • Collection : Docu-BD
  • Editeur : Petit à Petit
  • Format : 128 pages ; 23,5 × 31 cm
  • ISBN : 9782344046548
  • Prix : 18,90 €

Mon  avis sur l’ouvrage

« Des Animaux et des Hommes » est une bande dessinée très bien réalisée qui alterne avec délice planches de dessins et collages façon « carnet de voyage ».

La bande dessinée est un bon outil de sensibilisation pour toucher un plus grand nombre de personnes, petits comme grands, à l’urgente question de la conservation des espèces menacées. Cette bande dessinée est donc une excellente initiative pour faire passer des messages sur la nécessité de protéger la nature.

J’aurais cependant aimé qu’elle présente aussi des projets autres que ceux financés par le Bioparc, ceci afin d’éviter toute ambigüité nombriliste.

Pour finir, je ne peux mettre de côté un point très personnel qui m’a dérangé tout au long de la lecture et même si je reconnais le bien-fondé et l’utilité des projets de conservation soutenus par le Bioparc. A mes yeux et au plus profond de mes entrailles, les zoos n’ont pas lieu d’exister. Sous couvert de protection et d’éducation, ils enferment les animaux en prison. Les animaux sauvages doivent vivre en liberté. Il n’y a pas d’autres alternatives éthiquement acceptables. A vous de faire votre propre opinion maintenant…

  • Save

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