10 façons de ne pas être un con en safari

10 façons de ne pas être un con en safari

10 façons de ne pas être un con en safari

J’avoue, le titre est un peu provocateur. Mais je dois dire que j’ai vu des attitudes en safari qui manquaient totalement de respect pour les animaux, l’écosystème ou les autres voyageurs. D’une façon ou d’une autre, c’est un peu de ces personnes que je parle à travers mon article.

Mais attention, à un moment ou un autre, on peut être l’un d’entre-eux, en tout cas sur l’un des 10 points. Prenons ces 10 façons de ne pas être un con en safari comme un guide de bonne conduite.

1 – Je respecte les limitations de vitesse

Dans certaines réserves, en particulier dans celles qui sont ouvertes au « self game-drive », entendez par là que n’importe quel visiteur peut découvrir le territoire protégé sans être guidé, la vitesse est limitée. A titre d’exemple dans le parc national Kruger, c’est 50km/h sur les routes goudronnées et 40 km/h sur piste. Parfois, c’est moins et c’est indiqué.

J’ai vu des abrutis rouler à plus de 60 voire même 70 km/h. A ces vitesses, on ne voit pas d’animaux. On peut même rater un éléphant à moins de 10 mètres dans une forêt de mopanes. Mais en plus c’est dangereux pour la faune. Les chauffeurs ont très vite fait d’écraser une bête.

Pour augmenter vos chances d’observation, je conseille vivement de ne pas dépasser les 30 km/heure. Dans les écosystèmes denses, 20 km/h est même préférable.

10 façons de ne pas être un con en safari2 – Je n’utilise mon klaxon qu’en cas de danger

J’ai déjà vu des voitures se klaxonnait pour prévenir de l’arrivée d’un animal ou même pire pour s’amuser à intimider un rhinocéros blanc. No comment !

3 – Je ne sors pas de ma voiture

Aussi bizarre que ça puisse paraître, à chaque fois que j’ai fait des safaris « self game-drive », j’ai toujours vu des personnes sortir de leur véhicule pour mieux photographier un éléphant. Ils s’imaginent sans doute que l’éléphant ne charge pas pour protéger ses petits ? On m’a même rapporté qu’un touriste français était descendu de son 4×4 pour mieux photographier un lion parce que son compact ne lui permettait pas de l’avoir suffisamment grand dans le viseur. Véridique !

Ne sortez que sur les zones autorisées comme les airs de pique-nique tout en restant tout de même vigilant (sans démesure). Personnellement, si le véhicule est en vue, je ne ferme pas les portes de la voiture.

De la même manière, ne sortez pas une partie du corps par la fenêtre, vous deviendrez une proie facile pour un félin. Regardez cette vidéo si vous n’êtes pas convaincu.

4 – Je limite la conduite Off-road

Dans les réserves « Self game-drive » et dans certains règlements de parcs nationaux (comme au Serengeti), le hors-piste ou « off-road » en anglais est interdit. Il est par contre autorisé dans d’autres réserves comme à Masaï Mara et dans les réserves privées du Greater Kruger National Park (Sabi Sand par exemple).

Si le off-road permet de suivre les animaux dans leurs déplacements et donc de les observer de près, il abime fortement l’écosystème quand il est fait de manière disproportionné.

5 – Je partage mes observations

Je viens d’observer des lions en train de dévorer une carcasse de buffle. Je quitte la zone et croise un véhicule à un croisement de pistes. Il s’engageait sur un autre chemin. Je lui fais signe de s’approcher en voiture et informe le chauffeur de la présence de la carcasse. Il me dit avoir vu deux lions sur une autre piste. Une famille italienne m’avait donnait la même info la veille en fin de journée. Partageons nos observations entre nous sur le terrain, le soir au campement. Tout le monde sera gagnant.

10 façons de ne pas être un con en safari6 – Je ne reste pas une heure sur une observation s’il y a du monde

S’il y a un animal qui attire tous les safaristes, c’est bien le léopard. Dans le Serengeti ou encore dans le Kruger, j’ai vu des bouchons se créer pour observer le félin. Certains 4×4 restaient des heures pour observer l’animal obstruant toute observation aux autres véhicules. Je comprends la joie que peut procurer la rencontre avec un léopard, c’est de loin mon félin favori, mais je ne conçois pas pourtant que l’on empêche les autres d’en profiter également. Messieurs (ce sont souvent des hommes), faites votre observation, vos photos et laissez aussi les autres observer l’animal.

7 – Je reste silencieux dans les caches

Ça c’est bien une chose qui m’énerve au plus haut point. Être dans une cache d’observations et entendre les gens parler, rire ou s’engueuler alors que d’autres naturalistes tentent d’observer une scène de vie. Un peu de respect pour les autres safaristes et la faune.

D’ailleurs, c’est souvent bien explicite. C’est écrit en entrant « Silence ».

10 façons de ne pas être un con en safari8 – Je repars avec tous mes déchets

Comment peut-on être en pleine nature, boire un coca dans sa voiture ou manger une sucrerie et jeter son papier par la fenêtre ? Cas rarissime heureusement mais je vous jure, c’est du déjà vu !

Plus couramment, on trouve malheureusement des déchets sur les zones à pique-nique. Si une poubelle est pleine, repartez avec vos déchets.

9 – Je ne donne pas à manger aux animaux

Personne n’ira donner à manger à un lion, enfin je pense mais je vois souvent des personnes nourrir des babouins et des vervets en Afrique ou des marmottes en montagne. Merci de ne pas le faire. Cela habitue les animaux à l’homme et les incitent à revenir sans cesse pour être nourri. Pas très sauvage comme attitude. Bien faire attention à ne pas se faire voler sa bouteille de soda comme sur cette photo.

10 faàons de ne pas être un con en safari10 – Je respecte une distance de sécurité avec les animaux

Il y a certains animaux qui aimantent les safaristes. Mais même dans votre véhicule une charge de rhinocéros ou d’éléphants peut être dramatique. Quand vous observez les animaux, pensez aussi à votre sécurité. Une charge d’éléphant est plus vite arrive plus vite qu’on ne le pense.

La liste peut sans doute être agrandie. Vous y ajouteriez quoi ?

Si vous avez des expériences vécues de comportements hallucinants de la part de safaristes, n’hésitez pas également à les partager en commentaire.

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Grégory Rohart

Je m'appelle Grégory et je suis l'auteur de ce blog sur les safaris, l'ornithologie et l'observation animalière. Si comme moi, vous adorez la nature, suivez mes conseils et inspirez-vous de mes carnets de safari pour voyager en découvrant la vie sauvage. Ambassadeur Fujifilm, j'encadre aussi des séjours photo. Aussi fondateur des blogs www.i-voyages.net et www.i-trekkings.net. Mes photos sont sur www.gregoryrohart.com.

2 Comments
  • Isabelle
    Répondre

    Bonjour Grégory,

    Merci beaucoup pour ces 1O façons de ne pas être con lors d’un safari !!! Comme disait Lino Ventura dans les tontons flingueurs ! les cons ça ose tout et c’est à ça qu’on les reconnait !!! J’espère ne pas trop en croiser….Moi je fais le parc de Ngorongoro et Tarangire. Pour un début j’ai choisi ces 2 lieux uniquement, et la prochaine fois je ferai plus ! j’aime bien prendre mon temps. Au début je reste 3 jours à stone town et ensuite fin du séjour à Zanzibar, les pieds dans l’eau pour une totale décompression.
    Votre blog est génial.
    Merci beaucoup.

    Isabelle

    3 janvier 2019 at 15 h 16 min

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