Le loup de Jean-Marc Landry

Le loup de Jean-Marc Landry

Le loup de Jean-Marc Landry

Dès le plus jeune âge, le loup intrigue. C’est qu’on en a entendu des histoires sur le loup. Plus grand, mythes et légendes continuent d’être véhiculés. Pour autant, on connaît mal le loup. Il reste pour beaucoup un mystère. Jean-Marc Landry, biologiste diplômé de l’université de Neuchâtel, éthologue et spécialiste du loup vient de sortir un ouvrage complet et objectif consacré au loup, histoire de lever le voile sur cet animal tant aimé et tant détesté.

Le loup de Jean-Marc LandryPortrait de loup

Apparu dans sa forme actuelle en Eurasie il y a environ 800 000 ans, le loup fait aujourd’hui partie des grands carnivores. Au début du XVIIe siècle, le loup était l’un des mammifères les plus largement répandus. La population mondiale actuelle serait de l’ordre de 240 000 spécimens dont moins de 14 000 en Europe (42 meutes en France pour environ 360 individus) et environ 6 000 aux Etats-Unis (hors Alaska). On compte 13 sous-espèces toujours en vie, 2 sont éteintes : canis hodophilax et canis hattai.

Les loups vivent en meute. Les meutes d’Europe sont généralement composées de familles restreintes réunissant les parents, les subadultes et les louveteaux.

Grands prédateurs, les loups sont toutefois moins bien équipés que les félins pour tuer rapidement leurs proies. C’est pourquoi comme le lycaon en Afrique, ils ont développé des aptitudes pour rechercher leurs proies et les poursuivre sur de longues distances. Raison pour laquelle également ils chassent en groupe. Cela augmente leurs chances de réussir la chasse de grandes proies.

L’ouvrage délivre une quantité impressionnante d’informations sur le loup et n’élude pas la question de la difficile relation entre le loup et le monde du pastoralisme.

Pour ou contre le loup ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que le loup ne laisse pas indifférent. Il anime les débats entre les défenseurs purs et durs de l’animal et les éleveurs et bergers dont les troupeaux se font attaqués. Régulièrement la question du loup revient. Le Plan loup qui doit être prolongé sur la période 2018-2023 pose question chez les éleveurs. Des élus ont même récemment en écharpe tricolore et fusil en main pour protester contre le plan loup.

 

« Le loup chasse en faisant fuir ses proies, afin de repérer celles qui auront le moins de chance de lui échapper. On comprend alors aisément que l’avènement de la domestication ait rompu cet équilibre ».

 

Deux voies sont possibles pour protéger les troupeaux : la première revient à exterminer le prédateur, la seconde à développer des outils de protection. C’est cette seconde voie que préconise Jean-Marc Landry.

Mais alors comment faire pour protéger les troupeaux ? Pour l’auteur, on peut classer les moyens de protection dans 4 catégories :

  • Les outils qui empêchent le prédateur d’accéder physiquement au bétail (bâtiments, enclos et parcs en dur, clôtures mobiles comme le Flexinet et les barrières électriques, clôtures permanentes comme les Ursus, les bannières électriques de 2 à 9 filsou à fils barbelés)
  • Les outils qui modifient le comportement du loup sur un terme très court à court (effaroucheurs statiques)
  • Les outils qui modifient le comportement du loup sur un terme moyen à long (fladry et turbo fladry, biomimétisme, biofence ou barrière olfactive, chiens de protection
  • Les outils qui permettent d’enlever définitivement le loup déprédateur.

Schéma réalisé par Jean-Luc Borelli tiré de l’ouvrage Le Loup de Jean-Marc Landry

Pour Jean-Marc Landry, il faut revoir la manière dont les troupeaux sont aujourd’hui protégés. « pour améliorer les mesures de protection, il faut d’abord apprendre à connaître le loup au lieu de présupposer ses comportements déprédateurs. » écrit-il. Pour lui, c’est dans l’antichambre de la prédation, c’est-à-dire « dans cette partie invisible des relations entre le prédateur et le système pastoral que se bâtissent les scénarios qui mèneront, ou non, à la prédation, avec plus ou moins de régularité et d’intensité. » Conclusion, c’est dans cette zone de contact en jaune sur le schéma qu’il faut augmenter les effets dissuasifs.

Disponible chez

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A propos de Jean-Marc Landry

Biologiste diplômé de l’université de Neuchâtel, éthologue et spécialiste du loup en milieu pastoral, Jean-Marc Landry s’est notamment formé à l’institut de recherche Wolf Park dans l’Indiana (USA).

Afin d’appuyer ses idées, il a fondé la fondation Jean-Marc Landry qui s’engage à améliorer la coexistence entre activités humaines et présence des prédateurs, particulièrement celle du loup.

Deux projets de recherche sont actuellement en cours :

  • Le projet CanOvis, volet 2 : Etude de la biologie du loup dans le système pastoral à l’aide de caméra nocturne, de suivi GPS des troupeaux et des chiens de protection et d’enquête sur le savoir-faire des éleveurs et bergers
  • Le projet Daphnis : développer un dispositif de protection à fixer directement sur le bétail, capable de se déclencher lors d’une attaque.

En savoir plus sur la fondation : https://fjml.life

A propos de l’ouvrage

  • Titre : Le loup
  • Auteur : Jean-Marc Landry
  • Editeur : Delachaux et Niestlé
  • Format : 170×225 mm ; 369 pages
  • Prix : 29 €
  • Achetez sur Amazonla Fnac
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Grégory Rohart
Grégory Rohart

Je m'appelle Grégory et je suis l'auteur de ce blog sur les safaris, l'ornithologie et l'observation animalière. Si comme moi, vous adorez la nature, suivez mes conseils et inspirez-vous de mes carnets de safari pour voyager en découvrant la vie sauvage. Aussi auteur des blogs www.i-voyages.net et www.i-trekkings.net

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