Avec plus de 360 espèces d’oiseaux répertoriés dont 75 qui s’y reproduisent, l’Islande compte plus de 200 espèces de moins qu’en France. On pourrait croire que c’est un désavantage pour le voyageur amoureux de la nature. Il n’en n’est rien car en Islande les observations sont beaucoup plus faciles. Voici donc en 10 photos 10 oiseaux faciles à observer en Islande. Je vous donne également quelques informations sur les lieux pour les voir.
1 – La mouette tridactyle
Mouette marine présente sur toute la côte islandaise. Pour la prendre en photo, le plus facile est d’aller l’observer lorsqu’elle niche sur les falaises. A ne pas confondre avec le pétrel fulmar plus bas dans la liste. Le plus simple pour les différencier est d’observer le bec. Chez la mouette tridactyle, il est jaune avec un léger liseré rouge dans le coin supérieur de la bouche. Chez le pétrel fulmar, il est crochu.
- Trait particulier : particulièrement bruyante sur les sites de reproduction
- Où l’observer : sur l’ensemble des côtes islandaises
- Période : janvier à août
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2 – Le pétrel fulmar
Commun en Islande, le pétrel fulmar peut s’observer sur les corniches où il niche mais aussi en pleine mer où il vole à raz des vagues.
- Trait particulier : bec crochu et vol plané
- Où l’observer : en pleine mer autour des bateaux et sur les falaises où il niche sur l’ensemble des côtes islandaises
- Période : avril à août
3 – L’eider à duvet
L’eider à duvet a une relation étroite avec les islandais qui récoltent le duvet après que le canard a mué. Sur l’île de Flatey, le site est même interdit au public du 15 mai au 15 juillet pendant la période de reproduction. L’Eider à duvet mâle est complètement différent de la femelle. Alors que cette dernière est plutôt terne et brune, le mâle étincelle de contrastes : dos blanc, poitrine légèrement rosée, ventre, flancs, queue et croupion noirs.
- Trait particulier : chant – « cou – rouuu » pour le mâle et « korr-rrr » pour la femelle
- Où l’observer : îles Vestmann – Jökulsárlón – Flatey et sur l’ensemble du pourtour islandais
- Période : Fin mai à fin août
4 – La sterne arctique
La sterne arctique est l’un de mes oiseaux préférés. Gracieuse, elle s’est aussi se montrer agressive envers ceux qui s’approchent trop près des nids. Elle n’hésite pas à venir attaquer l’intrus d’un coup de bec. C’est l’oiseau qui entame la plus longue migration de la planète puisqu’il rejoint la banquise de l’Antarctique l’hiver. Difficile à imaginer quand on le voit en Islande puisqu’il ne mesure que 95 cm pour les plus grands spécimens et ne pèse que 100 grammes en moyenne.
- Trait particulier : les couples sont unis pour la vie
- Où l’observer : Sur les côtes islandaises en particulier près de Vík et Jökulsárlón
- Période : Mai à août
5 – Le Guillemot de troïl
Oiseau marin qui ne vient à terre que pour nicher au milieu des corniches rocheuses au printemps et pendant l’été. Parfois confondu avec le pingouin torda, ils sont pourtant facilement différenciables dès lors qu’on arrive à observer le bec. Ils nichent souvent côte à côte y compris avec le macareux moine et le guillemot de Brünnich.
- Trait particulier : certains spécimens présentent un cercle oculaire blanc, s’étendant jusqu’à former une fine ligne blanche post-oculaire
- Où l’observer : falaises de Látrabjarg
- Période : Mai à mi-juillet
6 – Le phalarope à bec étroit
Voilà un oiseau qui attire l’attention dès lors qu’on le voit nager car il tourne souvent sur lui-même pour former un tourbillon et faire remonter le plancton et les larves de moustique à la surface de l’eau. J’ai pu l’observer dans pas mal d’endroits pendant l’été mais le meilleur de tous est sur l’île de Flatey.
- Trait particulier : A l’automne, le phalarope à bec étroit migre en mer d’Oman. Les femelles sont les premières à partir dès début juillet, puis suivent les mâles et les jeunes.
- Où l’observer : Flatey
- Période : Mai à août
7 – Le cygne chanteur
Le cygne chanteur est le plus commun des cygnes en Islande. Attention à ne pas le confondre avec le cygne de Bewick qui dispose aussi d’un bec jaune. Pour les différencier, il faut regarder la taille des spécimens. Le cygne chanteur est plus grand et son bec un peu moins jaune. On l’observe dans les zones humides qu’il affectionne. Souvent vu dans les fjords de l’est et sur la péninsule d’Hornstrandir.
- Trait particulier : C’est le cygne le plus bruyant mais hélas il n’est pas bon chanteur !
- Où l’observer : lacs, deltas des fjords de l’est
- Période : avril à septembre
8 – Le macareux moine
Oiseau emblématique d’Islande, le macareux moine est celui que tous les voyageurs veulent voir en Islande. Oiseau pélagique, il niche en colonie sur les pentes herbeuses du haut des falaises islandaises. Le meilleur spot est sans nul doute à Látrabjarg.
- Trait particulier : l’hiver il perd en grande partie ses couleurs, ce qui le fait davantage ressembler à un mergule nain en plus grand
- Où l’observer : falaises de Látrabjarg – Flatey – Vestmann – Borgarfjörður Eystri – Vík
- Période : Mai à mi-juillet
9 – Le chevalier gambette
Limicole haut sur patte comme son nom laisse le supposer, le chevalier gambette lance un cri strident et sert de sentinelle à de nombreuses autres espèces d’oiseaux. On l’observe souvent près de l’eau et des vasières où il trouve sa nourriture.
- Trait particulier : Saviez-vous qu’il migrait plutôt la nuit ?
- Où l’observer : Flatey – Vestmann
- Période : Mai à juillet pour les migrateurs ; quelques résidents à l’année
10 – L’huîtrier pie
Oiseau de rivage, l’huîtrier pie est commun en Islande. Plutôt trapu avec un bec rouge allongé, il ne peut se confondre avec une autre espèce.
- Trait particulier : cri strident « pik pik pik » rappelant l’alarme lancée par une marmotte
- Où l’observer : sur le bord des plages, dans le creux des fjords et dans les prairies proches de points d’eau sur toute l’Islande continentale et les îles
- Période : Permanent dans l’ouest de l’Islande ; avril à juillet dans l’est de l’Islande
Pour compléter cet article, découvrez mes 8 spots favoris pour observer les macareux moines et autres oiseaux d’Islande.
Cahier pratique
Comment y aller ?
Vol international jusque Reykjavik. Il y a aussi la possibilité de prolonger via des vols internes. Mais la plupart des voyageurs s’arrête à Reykjavik et loue un véhicule. Pour mon dernier voyage en Islande, j’ai volé avec Iceland Air. Lisez mon article sur la classe Economy Comfort d’Iceland Air.
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Cartes et guides
Pour vos observations ornithologiques en Islande, je vous conseille :
- Le guide ornitho – Les oiseaux d’Europe d’Afrique du nord et du Moyen-Orient : la bible pour les ornithologues
- Fuglakort Island : la carte qui regroupe tous les sites ornithologiques d’Islande
- Islande – les clés pour bien voyager : Pour moi, le meilleur guide généraliste pour voyager nature en Islande. Lisez mon article.
- Faune et flore du Grand Nord : le guide spécialisé sur la biodiversité de l’Arctique. Lire ma chronique ici.
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Je m’appelle Grégory et je suis l’auteur de My-Wildlife, mon blog sur les safaris, l’ornithologie et l’observation animalière. Si comme moi, tu aimes la nature, suis mes conseils et inspire-toi de mes carnets naturalistes pour voyager en découvrant la vie sauvage. J’accompagne aussi des voyages photo qui offrent la possibilité de progresser en photographie tout en bénéficiant d’excellentes conditions d’observation et de prises de vue.
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Forcément la sterne et le macareux sont mes préférés 🙂 Rigolo de voir qu’il y a quand même pas mal d’oiseaux communs avec la France !
Sterne et macareux moines. Deux oiseaux magnifiques en effet.
Oui, il y a quelques espèces en commun avec la France mais le plus souvent en plus grand nombre.